~ Nombrilisme ~
jeudi 11 décembre 2008

Et subitement je me demande à quoi tout ça rime, là, alors que j'enlève mes talons gris, que je me dépouille de ma petite veste de cuir, que je démaquille mes yeux fatigués, à quoi tous ces simulacres riment. Il n'est pas nécessaire que je fasse semblant, le jour, mais lorsque le soir la rue est trop vide pour que, malgré les écouteurs, je n'entende pas claquer mes talons sur le pavé, je me demande, alors à quoi ça rime.
Et j'enlève alors, plus solennellement, mes talons, mes bas, me décoiffe, toutes ces protections qui font que j'ai l'air assurée, que je donne l'impression d'aller quelque part. Alors, seulement, le doute me ratrappe, la nuit m'engloutit. Mon visage se lisse et s'efface, se mêle à celui de tous ceux qui comme moi au milieu de la nuit parisienne, ressentent ce vide et ce silence. Mes yeux glissent sur mon téléphone, et alors qu'avant ils le couvaient du regard comme vecteur des petits bonheur, maintenant ils ne font que l'effleurer, l'ignorant même, sachant qu'il ne va pas sonner.
J'envisage ce soir sous un angle différent tous mes petits rituels - chaussures, manteau, et dessous la peau - et je ne suis même pas sûre que ce soit ce silence électronique qui les rende différents.
L'aspect répétitif de mes désespoirs me trouble. Frémir, vibrer, attendre, pleurer, oublier ? Je commence à oublier, le parfum, la peau, le rire, le souffle, la main. Je ne fais que recommencer. Sans encore avoir tout eu. Alors là, en rentrant, en entendant claquer mes talons, en m'effrayant de ma propre ombre, je me demande, à quoi ça rime.
Pourtant, demain matin, je me lèverai, maquillerai ma peau de femme, enfilerai mes bas et ma robe, mes chaussures et ma petite veste, et je donnerai le change.

Pondu par Mijie at 11:31 AM | Express Yourself (2)
lundi 1 décembre 2008
Fuyez, fuyez, je suis invivable.

Je m'invente des maux à la peau, des irritations, quelque chose me vrille l'épaule droite et ça me tend sous le pied gauche. Mais tout ça, c'est pour ne pas penser à la douleur au coeur. Je râle et je traîne des pieds, les soupes au lait tournent moins vite que moi. Je fais mon emmerdeuse, je râle contre les vendeuses, je boude dans les vitrines, je snobe les sourires et je couve mon portable mutique.
Si je ne me maquille plus systématiquement pour aller à la fac, c'est parce que je trouve qu'avec la frange c'est too much. Pour ne pas dire que les traînées noires sur les joues, c'est difficile à effacer dans le métro.
Comment peut on décider de moins tenir à quelqu'un ? Où est la commande, où est le bouton ?
Et pourquoi, pourquoi, pourquoi, est-ce que encore une fois je me retrouve dans une situation si compliquée alors qu'il y a tant de jolis garçons dans Paris ? Non, moi j'aime bien les 500 km, les 100€, les 2 ans d'écart (en moins).
Je me relis, et je m'ennuie moi-même.

Pondu par Mijie at 10:35 PM | Express Yourself (1)
mardi 25 novembre 2008
So far.

Il fait froid à Paris. Je n'ai plus de gants et je ne peux même pas glisser ma main dans sa poche pour la réchauffer.
Il fait froid à Paris. Je suis frileuse la nuit et je ne peux même pas glisser mes pieds entre les siens pour les réchauffer.
Il fait froid à paris. J'ai les lèvres glacées et je ne peux même pas les poser sur les siennes pour les réchauffer.
Il fait froid à Paris. Je n'ai pas de plaid dans lequel m'envelopper, et il n'est pas là pour me prendre dans ses bras et me réchauffer.
Il fait froid à Paris. Mon petit coeur est tout seul, et il ne peut même pas battre contre sa poitrine.

(pardonnez cet accès de mièvrerie, mais vraiment, il faut bien que quelqu'un les subisse)

Pondu par Mijie at 03:58 PM | Express Yourself (1)
jeudi 7 février 2008
De justesse.

C'est pas brillant mais au moins, c'est fait.

Pondu par Mijie at 12:00 PM | Express Yourself (4)
mercredi 23 janvier 2008
Aujourd'hui, mijie n'a pas de chance.

Je devais appeler pour un stage, ce matin. En réponse à un email positif, je devais rappeler.
Ce qui signifie, en bon français, que depuis hier ma matinée est classée noire, estampillée "aujourd'hui j'ai un coup de fil important", et que cette nuit, j'aurais pu mieux dormir.
Ce matin, après un petit déjeuner savoureux (du pain brioché sans bords, grillés, beurré, avec des vermicelles de chocolat dessus, "à la belge"), bref, ce matin je saisis à deux mains mon courage et le téléphone, et je me lance.
Et là, cata. Le numéro n'est pas le bon, je tombe sur un gentil monsieur plutôt drôle qui me dit qu'il est ravi de m'avoir au téléphone parce que j'ai une jolie voix, mais qu'il ne peut rien faire pour moi, et après sur une fille à l'accueil de je-ne-sais-où, qui débarque autant que moi.
Alors, toute tremblotante encore, j'ai envoyé un mail à l'éditeur disparu dans la nature.
Suspense.
Je déteste téléphoner, et ce genre de bug m'arrive à chaque fois.
Quand j's'rai riche, beh j'aurai une secrétaire.

Help, je veux un stage!

Pondu par Mijie at 11:19 AM | Express Yourself (0)
mercredi 9 janvier 2008
Redite.

Vous allez dire que je radote, mais je vous assure, le vélib', ça m'enchante.
Pourtant, après une journée un peu malade, crevée, avec un partiel (raté qui plus est), des devoirs récupérés (ratés eux aussi), pas de cours de yoga, pas de soldes non plus, des camions crétins qui m'écrasent presque, et volontairement, un pharmacien qui veut pas me vendre mes gouttes pour le nez (ça fait quoi, que j'aie pas d'ordonnance, bouh)... enfin ça partait mal.
Mais là, j'vous dis, les motards qui papotent avec moi aux feux rouges, et même pas pour draguer, ou je ne sais, non juste pour être sympas, comme ça...
Ca vous change du métro, je vous assure.
Et ça rassure sur la nature humaine.
Il y a encore des gens gentils et ouverts à Paris.

Pondu par Mijie at 07:28 PM | Express Yourself (0)
mardi 8 janvier 2008
Aujourd'hui, mijie fait du vélo.

Oups, pas du vélo, du vélib. Alors déjà, elle se la pète un peu, parce que elle, elle fait du vélib avec des talons. Eh ouais, les bottines c'est pratique, ça tient bien aux pieds, et c'est pratique pour pédaler.
Alors déjà, mijie elle a sa panoplie, son petit bonnet gris et ses gants assortis à son écharpe, pour avoir bien chaud à son rhume. Et puis, elle sait comment régler sa selle maintenant, il faut qu'elle soit juste sortie de 7cm, pour que mijie elle ait les pieds qui touchent par terre sans pour autant pédaler avec les genoux dans le menton. (Encore que, même avec la selle tout en bas, pour mijie y a pas trop de risque que ça soit trop bas). Mijie, aussi, elle gère comme un pro les petits bips bips de la machine, et hop hop hop, en deux temps trois mouvement elle enfourche sa monture. Et elle se la pète, parce qu'en bus elle a repéré les pistes cyclables et les sens interdits du quartier, alors elle gère, et elle a compris comment faire pour ne pas tomber aux feux (tu mets ton petit pied sur le trottoir, hop, là). Et elle s'énerve, parce que quand même elle est parisienne, contre les méchants camions, qui ne savent pas que la piste cyclabe c'est pour les vélos. Faut croire qu'ils se croient plus petits qu'ils ne sont. Mais, aussi, elle reçoit des sourires, surtout des pompiers. Les pompiers ils aiment les vélib's, faut croire (ça leur rapporte du boulot peut être). Les touristes aussi ils aiment les vélib's, parce qu'ils leurs parlent. "Ah bah mad'moizelle, ça pédale bien dites donc" Alors moi je lui explique, au provincial, que oui je pédale parce que sinon, ça avance pas, tiens. "Oh attention, un vélib', un ptit vélib'!" Oui, oh bon, il avance pas tout seul le vélo, ya moi aussi dessus!. Et puis les touristes se disent que tu connais le coin, alors ils te demandent tous des renseignements. En même temps, c'est facile, quand tu poses ton vélo à St Lazare, ils veulent tous aller aux Galeries Lafayette. Et puis y en a qui te posent des question incongrues "Où est-ce que les soldes sont les plus intéressantes?" Ah bah j'sais pas mon brave Monsieur, parce que déjà elles ont pas commencé, et puis, vraiment, j'ai une tête à faire du shopping? Bon, mijie, elle fait un peu bio-écolo sur son vélo, avec son thé dans son panier. Mais elle s'éclate, ouais, grave, surtout quand un croque-mort l'aide à doubler le camion des pompes funèbres (espérons qu'on ne doive pas y voir un présage), et aussi quand les policiers lui font des coucous dans le rétroviseur.
Le vélo à Paris, ça détend mijie, et ça rend les gens gentils.

Pondu par Mijie at 03:36 PM | Express Yourself (4)
jeudi 3 janvier 2008
La ptite Mijie fait des trucs de sa vie.

Bon, évidemment, avec la chance que j'ai en ce moment, rien ne va comme prévu. Et, alors que dans notre beau département de paresseux, la préfecture nous fait la fleur de nous envoyer notre permis, il a bien fallu que le mien ne soit pas envoyé alors même que mon petit papier arrivait à expiration. Alors, me voilà décidée à aller faire la queue à la préfecture, mais en voiture s'il vous plaît. Et puis non, Maman ne veut pas, parce "qu'il givre". Mais ça c'était quand elle est partie au travail, depuis, le givre au sol est devenu une bouillasse, et il y a une charmante bruine. Mais Maman a caché les clefs (c'est dingue, je n'ai jamais désobéi, et voilà comment elle me démontre sa confiance). Je suis donc la seule imbécile à prendre le train pour aller chercher son permis. Et je le loupe, le train. IL fait froid, et il pleut. Alors je me cultive je lis Voici. J'échoue à la préfecture, lieu délectable silencieux, relaxant. J'attends au milieu des demandeurs de visas, de ceux qui viennent chercher leur carte grise. Moi, incongru n'est-ce pas, je viens chercher mon permis. Le mec à gauche a une dent gâtée, il pue de la bouche, je manque de m'évanouir.
Mon petit numéro s'affiche au guichet, je m'explique clairement.
Tiens, la fonctionnaire sourit, c'est inhabituel.
Elle cherche mon permis.
Ah bah tiens, sa voisine était en train de le remplir. Oui oui, pile le mien.
Finalement, j'aurai eu de la chance, ben oui.
Je me suis déplacée, alors ue mon permis serait sinon arrivé demain chez moi sans que je demande rien.
Quelle chance.

Pondu par Mijie at 12:30 PM | Express Yourself (3)
mardi 25 décembre 2007
Ma petite compagne de route.

Le lendemain de Noël, j'ai toujours un peu le vague à l'âme, comme quand quelque chose de beau vient de se passer, mais que c'est fini.
Il faut se dire que la magie devra attendre de nouveau un an, et graver dans un petit coin de mémoire encore libre ces moments partagés, sans heurts, sans trouble, seulement beaux, et ces cadeaux, et ce repas, et cette messe pleine d'allégresse. Mais j'ai toujours, le lendemain, une petite boule dans le ventre.
J'aimerais prendre cette petite boule que j'ai dans le ventre, la prendre dans ma main, et la réchauffer, comme une petite bête fragile, en faire quelque chose de beau, la faire grandir comme une petite pousse, que cette petite angoisse devienne un grand bonheur ou un bel amour. Mais cette petite angoisse reste là, toute petite, toute tapie, sous-jacente. J'aimerais pouvoir la rassurer, lui dire de ne pas avoir peur, la cacher aux regards des autres dans ma main, lui dire de ne pas bouger, de se tenir tranquille. J'aimerais qu'elle arrête de se balader dans moi. J'aimerais pouvoir la faire exploser comme une bulle de savon, mais elle ne bouge pas, lourde et vicieuse, dans mon ventre. Elle ne me donnera pas le plaisir de s'en aller en claquant la porte, non, elle disparaîtra tout doucement, s'évaporera dans la frénésie de la rentrée, pour revenir insidieusement dès le premier coup de blues.

Pondu par Mijie at 10:43 PM | Express Yourself (2)
samedi 24 novembre 2007
Drive my car.

J'ai mon permis. Je ne sais pas si vous saviez, mais maintenant vous savez, que j'ai mon permis. Depuis le 7 novembre, en vérité (20 ans et le permis la même semaine).
J'ai un joli petit A magnétique sur le derrière de la petite clio rouge familiale, et une coccinelle Téléthon sur ma clef. Je glisse les papiers de la voiture dans le vide-poche, et je mets l'auto-radio. Ne rigolez pas, je suis très FIP au volant.
Alors quand Maman travaille, je la dépose à 15h à la Pharmacie, et je fais mes petites courses. Un plein d'essence, un changement de piles de montre, dépôt de chèques à la banque.
Et puis je me dis même "si j'allais à mon agence chercher ma nouvelle carte de retrait?"
Et hop hop me voilà partie, dans ma petite formule1, sur la Nationale 12.
Voie d'accélèration, je mets mes lunettes mouche.
Le soleil baisse dès 15h, je l'ai dans l'oeil. Mais il baisse sur le château de Versailles, et c'est joli.
Je me rends compte que je n'aimais pas la conduite accompagnée, ni les cours avec le prof, mais conduire, j'aime ça.
Sauf quand un Papy m'observe quand je me gare, et que, bien sûr, je cale sur le bord du trottoir. :)

Je rêve de voyages et de plages, maintenant, c'est malin.
Rouler sur l'autoroute, aller où l'on veut, quelle liberté.
Comme dirait Mathi c'est
"Supersonique, magnifique, très très cool et très très chic."

Pondu par Mijie at 05:04 PM | Express Yourself (0)
mardi 6 novembre 2007
Sweet Twenties.

Oui c'est vrai, j'ai vingt ans, le plus beau des âges il paraît. On dit ça tous les ans. Je ne me rends pas vraiment compte d'ailleurs, je sais juste qu'à ma main droite brille un gros cristal, et que ma poche de manteau s'est alourdie d'un énorme iPod rutilant, que je ne me lasse pas de mettre à jour et d'enjoliver de photos et de jaquettes d'albums.
J'ai fêté cela dignement, sans cuite aucune, mais avec tous mes amis, tous déguisés, tous là pour fêter ça.
Le plus drôle ça a été de fêter le passage au jour précis de mes vingt ans en pleurant toutes les larmes de mon corps. Ma Maman avait aimé le film, j'ai lu le livre, et vu dimanche soir ledit film. Et j'ai eu vingt ans en sanglotant, le visage baigné de larmes et le coeur lourd.
Heureusement le soleil du lundi, et l'amitié de tous mes amis a pris le dessus.
Alors merci.

Pondu par Mijie at 10:00 PM | Express Yourself (2)
dimanche 14 octobre 2007
Variations autour de mon nombril.

Ce soir j'ai envie de me plaindre. Mais, comme je n'ai pas envie de faire endurer ça à mes ami(e)s, et que, Ô joie, j'ai un blog pour m'épancher, je compte bien en profiter. De tout façon, je ne sais pas de quoi j'ai envie de me plaindre. Juste une sourde envie de pleurer, de tout trouver naze, de me dire que ma vie ne vaut rien.
Il faut dire que mon week - end a eu deux facettes. Celle du samedi, où j'ai pleuré tenté de retenir toutes les larmes de mon corps dans la voiture de l'auto-école, de rage, et où on a perdu le match, et où ce fameux match, je l'ai regardé en amoureux avec... mes parents. Facette sur laquelle je n'ai pas envie de m'étendre. Et celle de dimanche, où je me suis réveillée tout doucement dans mon nouveau grand lit, avec la désagréable sensation d'y être bien trop seule, certes, mais avec néamoins un bon bouquin à l'eau de rose pour soulager mon désarroi.
Un repas en famille dans le jardin et un long bain de soleil plus tard, cette impression de perfection continuait à me donner envie de pleurer.
Et voilà que dans mon lit, si tôt, ce soir (22H30, comme en CM²!), je ne me sens toujours pas mieux. Le trajet en train au coucher du soleil n'a pas contribué à me remonter le moral, surtout si on sait que j'ai eu la bonne idée d'écouter le nouvel album de Stacey Kent, qui est tellement romantique et triste que ç'en est écoeurant. (Il faut à tout prix que j'arrête de Soundtracker ma vie.)
Le pire, c'est qu'aller à la fac me remonterait presque le moral, parce que là, au moins, je flippe pour quelque chose.
Mais ce soir, là, dans mon lit, je me sens... perdue.

Pondu par Mijie at 10:50 PM | Express Yourself (4)
mercredi 10 octobre 2007
Back from Hell.

Ca spamme grave sur DTista ces temps - ci, je vais devoir fermer les commentaires de mes notes au fur et à mesure. Non pas que cela me réjouisse, ici il faut tout faire sur l'ordinateur de Mamy, qui tourne encore sous windows 98, c'est dire si ça rame. Mais si ça continue comme ça, je risque de détruire l'un de vos commentaire à vous.

J'ai repris la fac, je suis depuis lundi redevenue Sorbonnarde (mot atroce pour décrire une condition qui l'est tout autant). Neammoins je sais maintenant ce que c'est que de finir à 19 heures, y a pas à transiger, ça fait plus vrai. Ce qui n'empêche que je commence déjà à bailler, pas encore à dormir, et que les Lettres Modernes Appliquées sont toutes bien fringuées. D'où ma théorie du jour : à la Sorbonne, ou bien t'as un look d'enfer, tu assumes, et t'as la classe, ou bien tu choisis le less is more pour arriver au juste milieu. Le reste, c'est des farfelus ou des nerds. Autant vous dire que j'ai pas choisi d'être la nerd de l'année.
J'ai donc ravitaillé ma garde robe en gris et noirs divers, j'y rajouterai un truc rose ou bleu Klein en tour de cou / poignet, des talons si envie de faire chic, et ça fera l'hiver (et des économies par dessus le marché).
Et puis ça fera la fille qui travaille, ce qui me changera un peu.
En tout cas, après des permières heures à avoir eu l'impression de m'être fait volontairement enfermer, je reprends un peu le cours de la vie avec des contraintes (ne serait - ce que horaires), et je m'y fais à peu près. Et les cours semblent intéressants.

Demain, lourde journée avant un week - end précoce, pour lequel j'espère, en vrac, une victoire des bleus, revoir un supporter particulièrement charmant, passer une deux agréables soirées entre ami(e)s, et tout ça, quoi. Et en plus, demain je ne me lève que pour dix heures. La fac, c'est la fête!

Pondu par Mijie at 06:41 PM | Express Yourself (3)
mercredi 29 août 2007
Ma vie est très pixels...

MA VIE PIXEL.jpg
... mais ce sont de vrais amis et de vraies années réussies que j'ai là, sous mes yeux, en photo.
[et ce n'est qu'un extrait].

Pondu par Mijie at 12:59 AM | Express Yourself (2)
dimanche 8 juillet 2007
C'est grave docteur?

82%How Addicted to Blogging Are You?

Mingle2 - Online Dating

Sinon, je vous parlerai demain (ou ce soir) de Renan Luce et de Lily Allen, et du soleil à Solidays, qui fait que je suis toute bronzette!!

Pondu par Mijie at 12:07 PM | Express Yourself (1)
jeudi 5 juillet 2007
Late at night, early in the morning.


Depuis quelques jours, je dors mal. Mon nez est bouché, je dors dans une sorte d'apnée qui fragmente mon sommeil, le déstabilise. Ce sommeil n'est souvent pas réparateur, et je me réveille avec une sensation de fatigue, même après douze heures dans mon lit. Ce sentiment d'apaisement et de cocon au réveil, que j'aime tant, me manque. Mais surtout. Je fais des rêves curieux, et entêtants. Ils me poursuivent au cours de la journée, les personnages dont je rêve semblent m'accompagner, me regarder d'un air bienveillant.
Je rêve d'amour. C'est curieux.
C'est comme si depuis quelques jours, je rêvais de mon futur. De quelqu'un, qui m'aimerait. Il est toujours un peu pareil, sans pour autant que je puisse le décrire. Quand je repense à mes rêves, je reconnais les papillons que je ressens quand je dors, quand je rêve. Excitation, désir et joie mélés. C'est assez incompréhensible. Y repenser m'apaise. Comme si ces rêves étaient un message, un avant goût. J'y repense et j'entends un peu de patience.
Je n'ai pas l'impression d'être cinglée. Je ne crois pas particulièrement aux signes. Je ne m'y interesse pas, en fait, je m'en fiche.
Mais je suis apaisée. Je sais que les papillons sont cachés quelque part, qu'ils attendent leur tour. Même les mots que je mets ici ne sont pas tout à fait fiables et précis pour décrire ce sentiment.
J'attends avec impatience que ce ne soient plus des rêves.
Mais le problème de ces rêves est qu'ils ne sont pas comme mes vrais rêves.
Mon sommeil est mauvais.

Pondu par Mijie at 12:16 AM | Express Yourself (2)
mardi 12 juin 2007
Entre mes tempes.

Il y a tous ces mots qui se bousculent entre mes tempes, ces mots que je ne sais pas coucher sur le papier, ou livrer ici. Ces mots qui disent que je ne suis pas (toujours) la fille drôle et heureuse que tout le monde connaît. Ces mots que je ne sais pas dire, pas exprimer, ressortent sous forme de larmes, tellement souvent, si vous saviez. Je ne pensais pas pouvoir contenir autant de larmes. Je ne suis pas cette fille marrante, en ces soirs où je me sens trop seule. Une solitude qu'aucune présence ne saurait combler, curieusement.
Je suis une gamine capricieuse, qui veut plus que tout ce qu'elle a déjà. Je suis gâtée, gâtée, je suis intelligente, je suis en vacances, j'ai des amis, et une famille heureuse et en bonne santé, j'ai en ce moment plus d'argent dans mon porte - monnaie que la moitié de l'afrique, je rentre encore dans des jeans en 36 (parfois). J'ai des liens privilégiés avec mes parents comme avec mes grands - parents, et mon petit frère est une sex - bomb atrophiée du cerveau mais qui m'a promis de retaper mon austin mini quand j'aurais mon permis quand j'en aurai une.
Mais la gamine pourrie - gâtée en veut plus. Je veux tout, je veux tous mes caprices, je ne veux plus être seule, je ne veux plus, je ne veux pas chercher, j'emmerde les conseils avisés, j'en ai juste marre. Je suis capricieuse. Mais je voudrais bien que la vie arrête de me résister. Qu'elle me donne enfin un tout petit morceau de ce que je désire.
De ce que je désire vraiment, je veux dire.
Parce que ce simulacre de réussite scolaire, jusqu'à l'an dernier, je l'ai envoyé se faire... et ça n'a rien changé. Ce n'est pas ça que je veux. Mais rater de ce côté n'a pas arrangé le reste. Je me sens seule et nulle, désormais. Et mes projets tombent à l'eau, à cause du destin. Parce que le destin m'emmerde.
Pourtant je lui rendrais volontiers mon ordinateur portable ou mon nouveau jean, au destin, pour une petite parcelle de bonheur gratuit.
En attendant, je cherche le bonheur dans les rayons de la Fnac, pour savoir. Paul Fournel et Garcia Marquez, j'ai écrit dans mon carnet de Things to do year 2007.
En espérant qu'on ne nous a pas menti, et que le bonheur c'est comme dans les livres.

Pondu par Mijie at 11:12 PM | Express Yourself (5)
vendredi 25 mai 2007
Mèche rebelle.

mèche rebelle 1.jpg
Lorsque tous mes cheveux se rebellent, il ne reste pas beaucoup d'alternatives.

Pondu par Mijie at 11:49 AM | Express Yourself (4)
mercredi 25 avril 2007
Dans la balance.

Ce qu'il y a de bien, avec ce soleil, c'est les petites robes.
Mais en tenue légère, mes complexes reviennent au galop.

Ce qu'il y a de bien, avec ce soleil, c'est la bonne humeur que ça me donne.
Mais les complexes y mettent une zone d'ombre.

Ce qu'il y a de bien, avec ce soleil, c'est que les gens sortent dans les rues.
Mais les amoureux aussi poussent de partout, et c'est rageant.

Ce qu'il y a de bien, avec ce printemps, c'est que quand je rentre de mes virées ciné, à minuit dans Paris il y a toujours du bruit.
Mais j'aimerais encore partager cette agitation avec quelqu'un dans mon coeur.

Ce qu'il y a de bien, c'est cette liberté dans l'air.
Mais je la paye au prix fort, la liberté. Ca me coûte mon année, de ne pas réviser, et de préférer Paris en plein air aux DS de stylistique.

Pondu par Mijie at 10:15 AM | Express Yourself (3)
jeudi 15 mars 2007
Danse du ventre.

montage bidou.jpg

Pondu par Mijie at 08:18 PM | Express Yourself (3)
mardi 6 février 2007
V'là comment on salit l'écran LCD du Lumix tout neuf, pfff.

C'est du malin, à passer ma soirée sur le net, j'me suis même pas rendu compte que je grignotais toute la tablette de Lacasitos.
On passe la soirée à lire les archives du blog de Laurel (que je suis faaaaan mais silencieuse, shhh), et vlà le résultat.

[Edit: Il est 01h41, je suis pas couchée, et j'ai mal à mon accident de brosse à dents, ça me fait maaal, ça pulse dans la gencive et ça me fait un ganglion sous la mâchoire. Et merde, va falloir que j'aille chez le dentiste. Ptinféchié.]

Pondu par Mijie at 12:35 AM | Express Yourself (8)
dimanche 21 janvier 2007
Moi je moi je. [défauts]

[piqué chez Mélis. qui l'avait piquée à moon, qui...]

1) Je suis hyper coquette. Je pourrais passer des heures à me chouchouter, me coiffer, me maquiller (même si au final on ne voit pas que ça a pris des heures), choisir mes vêtements, rêvasser en peignoir. Je suis vraiment une vraie fille.
Mais le matin, pour aller à la fac, Jean/Converses c'est quand même ce qu'il y a de plus tentant.

2) Je peux aussi passer des heures à lire des polars où des romans à l'eau de rose. La grande littérature, c'est bien pour les études et pour quand je suis sérieuse, mais quand j'ai vraiment envie de me détendre, j'opte pour les romans de gare. Et j'adore.

3) Je suis gourmande, gourmande. Je grignote, du pain blanc par ci, des chips par là. Du nutella par ci, du jambon par là. Ma spécialité, c'est les goûters bizarres. Kebab à 5heures du mat', frites de Coutain sur la plage. Plutôt salé.
Et les achats compulsifs quand j'ai faim n'importe où. Des Pringles en revenant de la fac. De la mozzarella chez l'Italien, en passant.

4) Je suis dépensière. Enfin, je n'achète pas gros, mais j'achète souvent. Alors, j'ai plein de trucs dont je n'ai pas forcément besoin, mais acheter ça mer emonte le moral, et puis ça me rassure.
Et le matin, j'adore ouvrir un placard débordant de trucs et me dire que je n'ai rien à me mettre. C'est hyper égoïste, mais j'adore.

5) Je déteste fermer mes volets, je vis les fenêtres ouvertes dès le milieu du mois d'avril, et je vous emmerde. Que celui qui m'épousera ne soit pas frileux, surtout. Et je range exclusivement la nuit, ou presque. Ma productivité en matière de tri, de décoration, de bricolages, de rangement, est démultipliée dès que le reste de la population avoisinante dort. Je suis bizarre, je sais, et alors?

6) (je comptais m'arrêter à 5 mais j'ai des tas d'idées sur mes défauts) Je suis autoritaire. Je déteste qu'on conteste mes idées, vu que je suis toujours persuadée que c'est mon idée qui serait la meilleure. Et ce que ce soit en matière d'organisation, d'orientation, de cuisine, de tout.
J'ai pris l'habitude pendant un temps de prendre les décisions parce que les autres ne les prenaient pas, alors j'ai pris le pli.
Si je vous énerve par mon égoïsme, dites - le moi. Même si j'ai tendance à le prendre très mal :D

Pondu par Mijie at 03:11 PM | Express Yourself (6)
mercredi 22 novembre 2006
There's something in the Hair.

montage chvx 2.jpg

Certains me diront que je n'aurais pas dû. Mais finalement, peu m'importe. Ca fait du bien d'insuffler un air nouveau avec une paire de ciseaux. Ce sont des coups d'éclat à ma mesure, de petites révolutions quotidiennes. Quand le vent ne tourne pas, il faut l'aider, un peu. Alors j'ai une nouvelle tête, ça ne changera peut être rien. Hormis la façon que j'ai de me regarder dans le miroir, quelqu'un de nouveau. Si j'avais pu, j'aurais coupé les idées noires à l'intérieur, mais là ça en a déjà enlevé beaucoup.
Je regarde le pourcentage de filles au cheveux courts et je me dis "moi, j'ai osé".
Et quoi qu'on en dise, je ne me sens pas moins jolie.

Et si j'ai un coup de blues, avec mon nouveau sésame, je pourrai toujours aller raconter mes malheurs à la Joconde.

Pondu par Mijie at 05:48 PM | Express Yourself (16)
samedi 28 octobre 2006
En direct du dance floor.

Tous mes amis sont venus, ou alors j'ai eu des mots. L'apéro a été convivial, le dîner génial, et là on danse, on champagne, on s'éclate. Même si certains ont dû repartir, c'était super. J'ai été gâtée, Filofax, Prince Charmant / Ken, trousse de toilette / chaussettes cosy, culottes sexy, boucles d'oreilles, restau à venir.
Je les aime, ils s'aiment, on s'aime.
Elle est pas belle la vie?

Je retourne danser...
Champagne!

Pondu par Mijie at 01:06 AM | Express Yourself (6)
mardi 24 octobre 2006
A la ramasse.

J'ai une boule dans le ventre. Je devais le voir, lui, le méchant, le si cruel, celui avec qui on s'est tant fait souffrir. Celui qui maintenant m'envoie de gentils messages avant dodo, et après, pour savoir si c'était bien. On s'est redécouverts, il a grandi, je suis enfin devenue sa petite chose. Il y a enfin ce petit quelque chose entre nous qui laisse espérer plus, peut - être. On avait organisé un meeting inconventionel, prendre le train de banlieue ensemble, un rendez - vous en temps limité, sécurisé, au chaud dans le ventre du train fantôme du dimanche soir. Et puis il ne peut pas, il ne peut pas non plus venir à mon anniversaire, et là, il a disparu. Msn déconnecté, et je ne crois pas à un hasard, alors même qu'il refusait de me dire autre chose qu'il avait à me dire.
Le revoilà, mon coeur reprend son rythme normal.
Sinon, je n'arrive pas à travailler, ni à écrire quelque chose de censé, ni même à faire quelque chose de sérieux.
Je n'arrive qu'à faire sourire Petit Luc. Même si ça compte...
Je ne fais rien de sérieux mais je fais de belles choses. J'ai discuté avec le Monsieur qui est assis sur son fauteuil à rayures qui est près du Franprix. 55 ans, ancien directeur de la colo de la paroisse, ma maman connait sa soeur etc.
"Ma mamy m'a dit que, ma maman et vous, vous connaissiez."
Alors on a un peu papoté. Puis lesdits grands - parents sont arrivés. Re papoté. Parlé de mes études, il a été libraire. Il m'a offert un livre et un bonbon, lui qui n'a rien et dont sa "vie de ramasse" se résume à un caddie de courses. Rempli de livres.
Et il m'a raccompagnée jusqu'à ma porte cochère, et m'a remerciée d'avoir fait quelque chose de merveilleux: m'être affichée avec lui, dans la rue, devant des gens que je connais. Il m'a dit que tout ce qui lui restait, c'était l'amour, et qu'il en avait beaucoup pour mes grands - parents.
Alors quand je pense qu'il n'a rien et qu'il trouve encore à donner, ça me rend folle. De me voir courir partout, sans but un tantinet philosophique, de nous voir là dans le métro, das notre petite vie, que pourtant je ne quitterais pour rien au monde. Parce que je l'aime, cette vie, même si elle m'angoisse. Je ne suis pas anarchiste anti bougeois, comme lui :)
Mais si seulement on s'aimait tous un peu plus, la vie serait tellement plus ensoleillée. Comme ce rayon de soleil que j'ai dans le coeur, moi qui ai tant reçu alors que j'ai seulement fait un pas vers quelqu'un que je croise tous les jours.

Pondu par Mijie at 10:47 PM | Express Yourself (5)
jeudi 5 octobre 2006
2,5€.

Mes cheveux sentent encore la cigarette malgré un bon shampooing parfumé de fleurs, et je sens la soirée d'hier dans tous mes muscles. Les pâtes tout d'abord, commandées par téléphone, et livrées à domicile comme aux Etats Unis, dans un gobelet en carton, mangées avec des baguettes, assises à même le sol.
Puis le Queen, soirée de filles, open bar champagne, quarts d'heures américains, musique années 80 et strip-teasers. Les inévitables pétasses en micro short et escarpins. Paule qui se fait tellement draguer que moi, je suis tranquille. Danser, danser, danser, en être saoûlée. Danser, danser, danser. Avoir mal aux pieds, à la têtes, aux bras, avoir trop chaud, se sentir vidée, si bien.

Je me demandais ce que penseraient les gens que je connais de tout ce que j'écris ici. Bien sûr, il y a Mathi, que je connais "en vrai" qui me lit. Mais elle a découvert cet ici et moi, en même temps. Mais ces gens que j'aime / qui m'aiment depuis longtemps, qui me connaissent autrement? Découvriraient - ils une autre mijie, ou me connaîtraient t'ils d'autant mieux si ils me lisaient? Auraient ils l'impression d'avoir été trompés pendant les dix - neuf dernières années? Manque t'il quelque chose à tout ce que j'écris ici pour refléter ma véritable personnalité? Je ne saurais pas dire si ce que vous connaissez de moi, vous qui me lisez parfois, est vraiment moi, ou si cela reflète ce que je voudrais paraître / ce que je m'efforce d'être / la part écrite de moi - même. Une seule facette de moi - même?

Pourquoi je me demande tout ça? Ca m'est venu, hier soi, face à face dans le miroir embué des toilettes du Queen, lumière blafarde peu flatteuse, voisines pétasses mais bien fichues, et cette question. "Cette fille dans le miroir, est - ce vraiment moi?".

Pondu par Mijie at 02:32 PM | Express Yourself (4)
dimanche 17 septembre 2006
Summer or not summer?

Au mois d'août, on m'avait fait miroiter la tristesse de l'automne, des trottoirs brillants de pluie, des flaques des flics et des flocs, et moi j'avais dit Bouh. Parce que j'aime pas la pluie, que j'aime pas le gris. Et puis septembre est arrivé, et là, chic, du soleil à foisons, et moi dans Paris avec mes petites ballerines kaki, j'aime ça. Même si trop chaud sous les toits, j'aime dormir la fenêtre ouverte et entendre la ville s'éveiller alors que je paresse, une tache de soleil sur les cheveux.
Seulement je m'étais habituée à mettre des jeans et des pulls, je m'étais acheté une nouvelle écharpe, j'avais envie de remettre mes jolies bottes et mon trench, je me voyais déjà, pas réveillée dans un jean - pull - converses, rentrer précipitemment chez moi dans Paris qui brille sous les lampadaires, pour me faire un chocolat chaud ou pour dîner d'une bonne soupe.
Parce que je suis une fille de l'hiver, j'ai envie de l'ambiance de Noël, du sapin qui clignote et du feu que Papa fait dans la cheminée. J'ai envie d'avoir les joues froides et un peu rouges quand je fais la bise à Mathi le matin, j'ai envie du soleil bas du matin, des couleurs de l'aurore avec ce brouillard quand on respire, des châtaignes grillées. J'ai envie d'autre chose que cette espèce de mi - saison aux températures d'hiver qui s'est installée depuis hier.
Même si samedi soir, le dîner bras - nus sur une grande terrasse parisienne c'était encore 100% été, et que c'était magique. Même si je me suis coincé la nuque après, en dormant.
On m'a promis de l'hiver, donnez le moi franchement, ou laissez moi de l'été, parce que là, je sais pas quoi mettre le matin, et que c'est contrariant, quoi.
Surtout que là, avec Diana qui me sussurre des rythmes jazz à l'oreille, ça fait carrément veillée au coin du feu.

Pondu par Mijie at 11:33 PM | Express Yourself (5)
mercredi 30 août 2006
La petite chronique médicale de Mijie.

Puisqu'on est sur mon blog, parlons encore et toujours de moi.
En fait, ces derniers temps, ma vie se résumerait à aller chez le médecin une fois (minimum) par semaine. En dehors de la pluie et de tous les DVDs que je regarde, c'est tout ce qu'il m'arrive de passionnant. Ah si, je me suis acheté un jean tellement foncé qu'il me déteint sur les doigts, ça mériterait une chronique à part entière, non?
Bref, je tiens à en faire l'annonce publiquement: le trou de la sécu, c'est moi.
Pourtant mon médecin référent n'avais pas vu le bout de mon nez depuis que j'avais trouvé malin de tomber dans les pommes après une chute - réception - sur - les - fesses dans mon escalier, en octobre. A un tel point qu'il ne m'a pas reconnue dans la salle d'attente ce matin. Et la fois encore avant, il y a un an, en septembre 2005, devinez ce que mon médecin m'avait fait? Je vous le donne en mille: un vaccin contre la coqueluche.
Le médecin de Coutain, je l'ai vu trois fois, plus les innombrables fois où l'on s'est salués de loin dans notre café QG. Parce que ce médecin est jeune et branché, mais c'est quand même lui qui a pensé à me faire faire une sérologie coqueluche.
Enfin tout ça pour dire que je me suis levée tôt ce matin pour aller au cabinet médical, que je me lève tôt demain pour aller faire une radio du thorax face et profil, et que je me relève vendredi pour montrer ladite radio au médecin.
Se soigner, c'est épuisant.
Mais au moins, au moins, je saurai si cette maudite côte est fêlée, ou si c'est juste moi qui le suis. Que je puisse me plaindre légitimement, héhé. Ou me taire, c'est selon.

Ah, et cet après - midi, direction Plaisir (ne sortez pas c'est moi qui conduit), j'emmène Maman acheter son cadeau d'anniversaire. Machine à pain dernier cri. Un jouet pour deux, cela va sans dire, on va faire des gâteaux tous les jours, je le sens. Et on va aussi aller chez IKEA (temple de mes divinités: Consommation et Décoration) pour m'acheter un matelas, car le mien, qui fête honorablement ses 15 ans cette année, menace de m'empaler si on ne le met pas illico à la retraite.

Pondu par Mijie at 11:39 AM | Express Yourself (6)
lundi 7 août 2006
Les petites histoires d'amour, et les autres.

Lundi 17 Juillet 2006

Mon Papy Roger est quelqu'un de particulier. Mon Papy est né en 24 si je ne m'abuse. Il est scorpion comme moi. On pourrait dire qu'on a 4 jours d'écart. Il est tout petit, et très intelligent. Il fume des cigarillos négros qui puent.
Une famille nombreuse, et recomposée, et lui, l'aîné. Un beau père qu'il n'aimait pas, au point de lui refuser le droit d'épouser sa mère.
Fauchés ou pas riches, puis la guerre. Alors pas d'études. Il a travaillé, dur. J'ai entendu parler d'une ferme en Normandie, de chevaux. Il a pris des cours du soir, il a bossé dur, il aurait pu devenir ingénieur.
Il est devenu cheminot, le rêve de tous les petits garçons, il conduisait des trains. Il a eu mon Papa, avec ma Mamy Jeanne. Il sait des tas de choses, il bricole, non il invente même. Il a un atelier, c'est la caverne d'Ali Baba du mécanicien. Il sait tout réparer, tout inventer, il sait comment tou fonctionne. Voiture train avion ordinateur télévision machine à laver et aussi des machines dont je ne connais ni le nom ni l'usage. Il m'impressionne tant il sait de choses qui s'enfuiront un jour avec lui.

Mais avant ma Mamy, avant sa seconde femme Mamy Francine qui [fut] est ma Mamy de coeur, il y a eu Paulette.
Paulette, je l'ai rencontrée hier. Elle a eu un cancer du sein dont elle se remet doucement, elle a des cheveux blancs tout lisses, et un joli sourire. Elle ne doit pas aller au soleil à cause de ses médicaments. Elle ne devrait rien faire, mais elle s'ennuie, alors elle a fait des confitures et elle s'est fait gronder.
C'était le grand amour de mon Papy, avant celles qui furent ses femmes.
Mais à cette époque, pas de métier, ni de situation, et la maman de Paulette qui a bloqué tout le courrier, ne laissant à sa fille aucun espoir. Perdus de vue.
Elle s'est mariée Paulette, avec un vieux con (sic Papy), parce qu'elle était enceinte et que le vieux con était là.

Et puis un jour, il y a 4 ans ou quelque chose comme ça, elle a retrouvé mon Papy. Je ne sais pas comment. Elle habite à 1/2 heure de chez lui. Son vieux con est toujours là. Il est gentil le vieux con, il m'a donné des petites briques de jus de fruit.
Et elle, j'aurais aimé que ça soit aussi ma Mamy. La quatrième. Papy a acheté la moitié de son terrain, dessus y a une cabane, et des pêches et des framboises. C'est dans un coin perdu.
Alors mon Papy va la voir, souvent. Je ne sais pas s'ils parlent du temps perdu, de leurs regrets, ou s'ils ont des projets. Ou s'ils parlent juste des pieds des courgettes à planter et des délicieuse framboises à cueillir sous le soleil qui tape. Dans leur regard il y a de la tendresse, même si le vieux con est dans la pièce. Ils n'ont plus rien à perdre, ils ont réglé leurs comptes. Il y a aussi dans ses yeux à elle quelque chose qui rit. Comme si elle disait à la vie qui a voulu la kidnapper il y a quelques mois, que non, elle ne partira pas sans avoir profité de son amour de jeunesse une seconde fois.

Alors moi je me dis, que c'est peut être juste ça, l'amour. Quelque chose qui sait résister au temps et à ceux qui s'y opposent. Quelques chose qui pousse une dame âgée à ne pas se laisser emmener par la maladie. Quelque chose qui fait que les autres, les conventions, même à 80 ans passés, on s'en fout.

[Edit le 2 août 2006: coutain toujours, toujours. Je suis mystérieusement allergique à quelque chose ici, ma chambre sûrement, ou l'air marin, ou la fumée du café. En bref, je tousse, énormément. C'est une horreur, je n'en dors plus. Mais je profite. Plage, fête, DVD entre copains, la vie est belle. Ici, il y a tous mes potes. Et j'ai conduit, hier. Comme une pro.
J'aime les vacances, même quand je suis malade. De toute façon, je suis toujours malade en vacances.]

Pondu par Mijie at 10:00 AM | Express Yourself (3)
mardi 4 juillet 2006
L'article Céli - abattu du moment.

Wunderbar! Un nouvel article est ENFIN paru, cette nuit même, après des mois de silence, sur le merveilleux, le sidérant, le passionnant site du CDBNA! Site éminemment célèbre, et fréquenté par tant de monde!
Pour ceux qui sont intéressés, c'est sur le site du Club Des Bêtes Nulles en Amour.

[Inutile de préciser que c'est écrit par moi et que toute correspondance avec des faits, des personnes, ou des lieux ayant existé ne serait pas fortuite du tout.]

[Edit à 11h18 PM: j'ai commencé l'épilation de ma jambe gauche qui ressemble maintenant à un poteau téléphonique mais version rose porcinet. Il faut bien que je fasse la droite maintenant.
Parfois je me demande pourquoi je suis une fille.]

Pondu par Mijie at 01:26 AM | Express Yourself (7)
mardi 27 juin 2006
Essayer de dormir.

Rentrée de mon marathon parisien avec ma copine Eve. On était des vraies loques, pas de force pour rien, alors on a pas tant bougé que ça. Mangé rue Mouffetard, un resto grec pour budget d'étudiantes. Baladées un peu dans les beaux quartiers, vu ma fac. Paressé dans le parc Monceau. Acheté une pomme et de l'eau parfumée alors que devant nous, des hommes des vrais, boutonneux et tout, achetaient du soda et des chips.
Tellement mal dormi. Je ne dors plus, je crois, ou si mal, depuis presque deux semaines. Depuis que les antiatchoums ont perturbé mon rythme de vie. Alors ce soir, je me cale bien au chaud sous ma couette, je boules quies pour ne pas entendre les klaxons des supporters des bleus, et j'avale deux comprimés d'euphytose, normalement, ça ne me fait pas dormir mais ça m'apaise. Et on verra bien.
Je suis fatiguée en permanence. Je m'endors dès que le métro se met à rouler alors que dans mon lit, pas moyen. Je me sens faible. Le moindre escalier m'épuise. J'ai des vertiges, des maux de tête. Quand je n'ai pas mangé depuis trois heures, j'ai la tension qui monte. Je m'essoufle sans cesse.
C'est malheureux, mais si demain je n'ai pas bien dormi, on devra passer à plus radical. Et aller chez le médecin pour qu'on parle un peu. Parce que je supporte beaucoup. Mais ne pas dormir quand je suis en vacances, ça non.

Pondu par Mijie at 11:19 PM | Express Yourself (7)
jeudi 22 juin 2006
Je suis un papillon de nuit.

La nuit, je suis hyperactive. Je crois que ça me rassure, de faire des choses tandis que les autres dorment. Pour accélérer les choses, pour ratrapper le temps perdu à ne pas faire grand chose la journée. En effet, le jour je ne suis pas efficace. Le jour, je collecte les informations, les discussions. La nuit j'agis. C'est la nuit que je fabrique, que je range, que je bricole, que je fiche mes cours. Ou, du moins, c'est la nuit que je le fais le mieux, et que j'ai le moins de mal à m'y mettre.

Je suis une fille organisée, mais du genre débordée. Tout, presque à la dernière minute. Ou plutôt, à la dernière nuit. Je finis tout la veille. Pile. Pas avant. Tard dans la nuit, je fais les valises, je prépare mon sac pour le lendemain, mes vêtements.
Je réalise que je ne peux pas dormir si certaines choses comme le rangement de mon bureau ou la préparation de mon sac pour quand je vais dormir chez Mathi après une journée chargée ne sont pas finies. Une lesson de latin pas apprise, ça ne m'empêche pas de faire de beaux rêves. Mais ranger, si.
C'est physique.
C'est comme quand je me mets à faire un grand ménage de printemps en plein partiels de janvier, parce que ça me vide le cerveau, que ça me détend, que je ne pense plus à ce que je devrais vraiment faire.

Là, par exemple, j'ai papilloné des heures à ne rien faire, du PC au miroir, du miroir à ma brosse à dent, de la brosse à dents à mon PC, du PC au placard à vêtements... Sans pour autant ranger, ni faire mon sac, ni rien écrire. Et puis il a fait vraiment nuit, et là, j'ai tout fait. Le sac, le rangement, commencé à finir un Cémoikiléfé très ancien...

Mais un jour, je m'y brûlerai les ailes. Parce que je finis par rogner mes nuits. Et que, quand je "maniaque", je ne fais rien d'autre.
Heureusement, ça ne m'arrive qu'occasionellement. Je ne crois pas que ça soit maladif.

Pondu par Mijie at 12:30 AM | Express Yourself (2)
mercredi 21 juin 2006
So sixties quoi.

montage robes sixties.jpg

Histoire de mettre un peu d'images sur ce blog, pour me l'approprier. Et puis aussi parce que ça vous changera un peu de décor, à vous qui passez votre soirée ici.
Pour moi. Wouaw.
Il fallait que je vous fasse partager ce moment historique.
Le jour où je mets ma belle robe sixties toute neuve, taille empire, imprimé sixties, pour laquelle je ne vais pas manger pendant mes vacances à Arcachon, aussi bien à cause de son prix que parce que dedans, on voit mes jambes.
Eh bien, ce jour là, je réussis parfaitement mon eye - liner façon Sylvie Vartan.
J'ai la classe sixties.
Et je suis complètement démodée.
Mais bon, on s'en fiche, de ça.

[Edit: pour mettre la photo, j'ai consulté le "Petit guide pratique du nouveau blog de Mijie". Très bien conçu ce petit guide ;)
Et, une annonce officielle: la benjamine de mes cinq guirandes lumineuses, celle qui éclaire mon bureau, vient de rendre l'âme. Ce soir, je suis en deuil. Et je suis dans le noir]

Pondu par Mijie at 12:03 AM | Express Yourself (39)