Les poumons brûlent. Continuer, souffle, souffle, mettre un pied devant l'autre. Droite, gauche. Les épaules contractées. Détendre. Ne plus penser. Surtout, le pied, devant l'autre.
S'efforcer de tenir, avec courage. Penser seulement à l'objectif, se détacher de ce corps parfois si encombrant.
Courir, le premier des buts de cette année. La première des épreuves. après avoir fait marcher le corps, je remettrai en service ma tête. Avec la même volonté toute neuve. Penser, fonctionner à plein régime.
Tenir ses promesses. Cette année devra être tout ça à la fois.
Continuer à souffrir, les poumons en feu, en faisant la liste de toutes ces choses. L'appartement de rêve, l'emménagement demain. La Sorbonne, les vrais murs. Le travail, la sortie de l'école, les enfants si blonds. Et mon coeur en travaux, tiraillé. Cette année sera pour mon coeur une année de jachère, attendre les retrouvailles de août prochain pour savoir, si il sera toujours trop jeune et trop loin, ou pas, et si moi j'aurai changé, ou pas, et rencontré quelqu'un d'autre, ou pas.
Et pour ce carnet, malgré le silence de ces derniers mois, le futur s'annonce bien rempli.
Enfin, si j'ai encore assez d'argent le mois prochain pour me payer une freebox!
Je suis vidée. Première journée à Cojean, mon poste est surnommé Speedy, je vous laisse imaginer en quoi ça consiste. J'ai couru partout, mais c'était sympa.
Plus de précisions quand je n'aurai plus mal partout :)

Il faisait trop chaud et l'air était trop lourd. Mais la nuit était si belle.
Cette semaine.
J'ai découvert les joies du hammam à la mosquée de Paris, le plaisir de se faire masser de la racine des cheveux à la pointe des orteils. De me faire enduire d'huile jusqu'à être toute glissante et de crever de chaud dans une étuve et de me faire rincer le dos par mes copines. Aller retour pour l'Orient et dépaysement garantis.
J'ai vu en 48h l'intégrale de la Saison 3 de Desperate Housewives, et je suis en manque en attendant de récupérer la 4ème.
J'ai appris que je serai l'an prochain l'heureuse locataire d'une charmante loge avec vue sur rue, mezzanine et petite cuisine, rien que pour moi, et toute refaite de frais.
J'ai été embauchée pour trois mois chez Cojean.
J'ai gagné un prix à un concours de cuisine! La mienne, vous vous rappelez peut-être, c'est la Blanche Dauphine.
J'ai mangé une pizza de la pizzeria. Ca ne paraît pas fou, mais ça faisait peut être 5 ans que ça ne m'était pas arrivé, et ça m'avait manqué.
J'ai raté une bonne occasion d'enguirlander ma banquière, puisque Maman l'a fait à ma place.
J'ai appris le départ simultané de Petit Noé et de Petit Luc. Espérons que leurs remplaçant seront des enfants à baby-sitter et/ou des jeunes mecs canons en colloc.
J'ai teint des chaussures parme en gris anthracite.
...
Et pourtant, j'ai rien fichu de la semaine.

Paris avant la pluie, mercredi 12 décembre 2007.
Je vous jure, il se passe des choses bizarres à Paris par les temps qui courent.
Mercredi dernier, déjà le temps était curieux, ni beau ni mauvais, avec cette lumière de cinéma, ce ciel noir et le soleil.
Moi, fatiguée dès le lever, je ne vais pas au Yoga, trop de boulot, pas le temps, je stresse de ne pas pouvoir rendre un devoir en temps et en heure. 10H du mat', toute seule et un peu déprimée, petit café, Bibliothèque, je lis mon horoscope avant de mettre à travailler, pour me motiver un peu. Et je lis ça.

Ca m'a laissée toute dubitative.
Mme de Sévigné commence à me gonfler prodigieusement avec ses lettres, et cette dissertation, dont le plan est pourtant écrit, là devant moi, donc donc tout le boulot devrait être fait, je n'y arrive pas. Je dois encore lire Le démon de la théorie et répondre à tout un tas de questions dessus, pour demain, et je le sens très mal. J'aurais bien entendu dû profiter des jours sans profs, sans métro, sans fac, sans vélib (rayez la mention inutlie) pour travailler, mais je n'ai pas beaucoup avancé. Dire que la matière qui m'ennuie le plus est la matière principale, si c'est pas malheureux.
Ces périodes aux faux airs de CPE m'agacent, et en même temps, j'ai du temps libre, de quoi se plaint - on. Le président de la Sorbonne essaie d'user de moyens de pression sur de pauvres étudiants qui n'ont rien demandé, et du coup, les cours qui n'ont pas eu lieu ne pourront pas être ratrappés, quelle chance.
Je n'ai pas vu assez ma Mathi à ce concert de Air auquel on est allées lundi soir, et c'est dommage. EN plus j'ai été un peu déçus, passé l'admiration devant le mur de petites diodes qui clignotaient alternativement façon Tetris ou façon ciel étoilé. Les artistes qui se barrent sans même revenir saluer une seule fois, ça fait pas très pro, et avec leurs délires façon Daft Punk hardrock, j'avais mal à la tête, c'était hypnotisant. Mais Holy Girl ou Cherry Blossom Girl en live, ça a quand même son charme. Et les Au revoir Simone, aussi.
En prime j'ai mal au dos et je ne peux pas aller au Yoga (pas de RER). Bouh.
Bon, non mais sinon, ça va bien par ici. Et ce que je raconte ces derniers temps est assez naze, à vrai dire j'ai déjà effacé quatre ou cinq notes qui manquaient cruellement d'intérêt. Si je savais dessiner, j'aurais un blog BD, mais à vrai dire, heureusement pour vous que je ne m'y essaie pas, vous prendriez des risques pour votre rétine si vous veniez voir comme je dessine mal.
Et vous entendriez mon lit il est là à ma gauche et je l'entends sussurer "viiiens, viiiens", mais bien entendu, je résiste, on sait bien que j'ai beaucoup de volonté.
Je me suis levée à 7heures, et à même pas 8, me v'là partie dans mon petit manteau gris, bonnet vissé sur les cheveux en pétard, écharpe, gants, et iPod en renfort. Finalement, une petite balade devant le Moulin Rouge quand Paris s'énerve et que le soleil se lève, ça a du bon, une fois qu'on a réussi à se tirer de dessous la couette. Surtout quand ce n'est pas pour rien, que la fac n'est pas bloquée à l'arrivée, que le prof est là, avec 8 élèves fidèles au lieu de 45.
Pas de RER B donc pas de Yoga, ma carte Vélib' n'étant pas arrivée, pas moyen de m'y rendre.
A la place, j'aurais dû travailler, mais bien évidemment, j'ai préféré aller musarder à la FNAC. Puis chez Camaïeu. Puis... Bref.
Je suis contente de ces jours à Paris, même si je ne travaille pas, que du coup je flippe (grave) mais c'est ma faute, et puis je vais quandmême en cours, j'écoute et tout, je retiens quand même. Même que je relis mes cours le week end, quand même. Je vais dîner chez une copine à Abesses demain, j'écoute J'aime plus Paris, et j'aime marcher dans Paris quand il y a grève (même si au bout de 3/4 d'heure c'est long et loin). En fait, il n'y a pas grand chose à dire, c'est surtout ça.
Souvent la nuit, je me réveille et entre deux rêves je pense à des trucs chouettes à raconter. Et puis une fois ici, plus rien. C'est comme ça, ça reviendra.
Paris ruisselle, c'est rien de le dire, c'est rare qu'il pleuve au point que ma salle de bains prenne l'eau. Et autant vous dire que quand vous vivez sous les toits, la pluie n'est pas un léger PlicPloc en fond sonore, mais bel et bien une soirée sponsorisée en première partie par iPod, et en seconde par les Boules Quiès. Histoire d'échapper un peu à ce tintamarre. Moi, ça me ravit, j'ai un bon prétexte pour avoir deux jolis fils blancs vissés aux tympans. Tant que comme aujourd'hui, la pluie s'arrête demain au moment où je poserai mes pieds bottés sur le pavé, ça va.
Je suis censée rentrer en banlieue en fin d'après - midi, après avoir travaillé, relu tous mes cours magistraux de littérature et préparé le terrain à une dissertation sur Mme de Sévigné. Mais comme je sais que chez moi dès dix heures m'attendra un papier de la préfecture avec dessus le OUI ou NON à mon permis, je risque même de me lever tôt, pour une fois. [Dedieu, me manque qu'un ou deux diplômes, un mec, un appart, deux ou trois enfants, et je serai une grande. Parfois je me dis que plus j'avance, et plus je réalise des choses planifiées et / ou rêvées, sans pour autant avoir l'impression de remplacer ces choses par d'autres sur la liste. Pourvu que je ne me mette pas à m'ennuyer. Parce que si les choses qui me restent à faire dans la vie après la fac, c'est seulement signer pour un Plan Retraite, alors merci.]
Alors je bosserai samedi, Maman travaillant, et vu le temps, ça devrait se faire.
On a passé du temps ensemble avec Mathi, et on a recommencé nos plans sur la comète (cette fois-ci, chapon foie gras, table aux chandelles et robes du soir pour le réveillon). En espérant que ça pourra se faire un jour (le réveillon état éventuellement la date retenue :p ).
Je regarde mon glaçon et je me dis qu'il est temps d'être grande. Pourquoi pas en continuant à rêver? Ca c'est une idée.
Je devais passer mon permis demain et puis finalement, c'est annulé. Par la préfecture. Redescente d'adrénaline, mais le mal de ventre ne s'annule pas comme un rendez-vous, on attend que ça passe. Et on attend une autre date, le prof est gentil, il essaie de me remonter le moral au téléphone, à la pause du TD d'Histoire du Livre.
Je suis déçue, j'avais hâte que ça soit fait, mais finalement, je le prends avec philosophie. Je n'aurais peut - être même pas eu de train pour y aller, ça évite des angoisses.
Cette semaine sera donc une semaine routinière, sans même Noé puisque je l'avais décommandé pour l'occasion.
Je vais donc peut - être me mettre à bosser, lire un peu des trucs rasants, et m'initier à des pensées que j'oublierai dès le cours fini, comme ce structuralisme de ce cher Todorov, auquel je ne m'intéresse que pour mon oral.
Argh, un oral, je préfèrerais avoir deux examens pour le permis, tiens.
Et puis je vais organiser ma fête, mes 20 ans se profilent, ça devient sacrément sérieux.
Je rentre le nez dans mon écharpe, et je rentre le soir dans Paris qui dort presque déjà. Je me sens presque bien. J'attends, j'aime l'hiver, je savoure.
La pluie s'est invitée, j'ai ressorti les pulls. J'ai une nouvelle tête de ptit mec, si bien que je peux à peine mettre des barettes, et un coeur tout neuf, offert par ma Mathi.
Par contre on n'a toujours pas d'emploi du temps, ni d'inscription à la fac, et ce bien que la rentrée soit le 8 octobre. Ce n'est pas faute d'y aller, à croire qu'ils ne veulent pas de nous. Alors je flâne, je dors, je prends des bains, entre deux allers - retours à Paris, et je lis, aussi, j'écris des CV pour mes stages, j'essaie d'en envoyer, même. Je relis le bouquin du permis, je ne range pas ma chambre.
Je rêve des mes amoureux d'enfance, et cela me preturbe. Pourquoi rêver de lui, à nouveau, si soudainement, des années après?
Samedi soir on va faire la fête, pour fêter la fin de ces vacances dans lesquelles je me plais bien. Il va falloir que je me contraigne à retrouver les métro du matin (celui - là, je ne l'aime pas), la fac et les complexes qu'elle me donne, la bibliothèque surchauffée, les amphis soporifiques, le reste quoi, en espérant que les matières me transportent plus que le latin et l'ancien français de l'an dernier. Je vais refaire ma / mes grosses valises, emporter mes vêtements préférés à Paris, reprendre mes quartiers d'hiver. J'ai juste hâte de retrouver mes balades bien méritées à Montmartre, converses au pieds, emmitouflée dans mon écharpe et mon bonnet, pour voir Paris du soir enveloppée dans un brouillard de froid.
Je n'aime pas la mélancolie de l'hiver qui s'annonce, alors j'essaie de me dire que oui, cette fois - ci tout se passera bien.
... mais sans plus attendre, sans plus attendre me trouver belle...
Rose, D'autres Ailes.
Je suis encore fatiguée de la journée d'hier, garden - party pour les 50 ans de Maman, mais ça va, on se laisse glisser dans cette matinée grise en ne faisant rien, d'un commun accord. Quelques mails, une douche prise à midi, du rangement et le congélation des multiples restes. Je suis fatiguée comme je le suis rarement, d'une fatigue irrésistible que suivent des nuit profondes et peuplées de rêves.
Ce lundi marque le début de ma recherche de stage, je vais de site en site, notant sur mon bloc à petits carrreaux les adresses des maisons d'édition, d'une écriture ronde et sage d'élève appliquée. Je commence aujourd'hui ma quête du poids d'avant la fac, rien de plus, le chiffre sur la balance au retour des vacances étant tout bonnement inacceptable.
Doucement mais sûrement l'année scolaire s'annonce, pour moi qui vis au rythme de la fac, et je reprends les baby - sittings dès aujourd'hui. Petit Noé a hâte de me revoir.
Et on va aller acheter mon nouveau lit. Ouf, depuis le temps.
Je ne suis pas très bavarde ici en ce moment, c'est que je ne trouve pas les mots. Comment décrire les délices d'un été et les joies de l'amitié?
Il n'y a que des sourires.
Mon bureau est encombré de livres, de câbles, de lunettes et de guides de Londres.
Mon passeport traîne encore à côté d'un petit carnet dans lequel j'ai la flemme de continuer à noter tout ce que je veux voir et faire à Londres.
Mon lit n'est pas fait, je me suis levée à midi et je suis déphasée.
L'aspirateur trône, en empereur, au centre de la chambre, comme pour me narguer de ne pas l'avoir passé.
Mon ordinateur m'attire, il m'a tellement manqué que j'y reviens toujours, ne m'en éloignant jamais vraiment. Msn ouvert, Benjamin Biolay sussurant dans le lecteur windows media des chansons piratées sur radioblog.
Ca sent la pizza et les financiers dans la cuisine, mais on n'en mange pas, c'est pour la fête d'anniversaire de Maman.
Le jardin est encombré de broussailles qu'on a coupées, et qu'il faut emporter à la déchetterie, tandis que ma main droite porte de nouveau une petite balafre toute fraîche, dûe à une épingle de couture.
Voilà ce que c'est, un dimanche chez moi.
Un dimanche entamé avec TV5 et un brunch fait de noodles, de thé, d'oeufs cocotte et de pain frais. Où je suis restée en pyjama jusqu'à 15 heures.
Un dimanche qui annonce tous les suivants, un dimanche d'année scolaire.

Décidément tout va trop vite. On est déjà le 17 août et je suis juste repassée quelques heures à la maison. J'ai eu le temps d'aller chez H&M, d'essayer des chaussures, de pique niquer d'une pizza dans le centre avant de manger des spaghettis carbonara chez Julie, de revoir les filles et Chimon que je kiffe tous grave.
Je rajoute Adrienne Pauly sur mp3 chéri, et c'est reparti pour une semaine dans le doubs.
Pffiou, je suis pas le rythme, moi.
Autant vous dire que quand j'ai dit qu'il ne se passait rien ici, c'était avant. Oui oui ma petite Mathi chérie, avant ce samedi bizarre où j'irradiais (on me l'a dit), et où j'ai dansé dansé dansé, puis parlé parlé parlé, et enfin charmé. Je crois que je l'ai fait rire, un peu trop peut être.
Après une nuit de folie extrèmement sage entre ses bras, on a décidé, qu'on en resterait là. Pour les convenances, à cause de l'âge (oulàlà), de la distance aussi, parce que vivre officieusement, ça ne me plaît pas.
Si j'avais essayé, j'aurais peut être même pu tomber. Amoureuse j'entends. Mais je suis sage et raisonnable, certainement.
Mais je connais sa peau, son odeur, son souffle quand il dort, et ces souvenirs n'ont pas de prix. Et m'appeler petit scarabée, au moins, c'était inédit.
Sinon, avec toutes ces nuits à chercher le sommeil et des réponses, j'ai chopé un mal de gorge que je traite intenséùent au strepsil citron. Je continue à aller courir, plus de 20mn tous les matins s'il vous plaît, et même si il pleut, parce que je suis une fille qui se prend en main.
Je pourrais vous avouer que quand je cours, la harge d'un nouvel échec s'enfuit. Et que je noie dans les bains houleux des matin gris de cette semaine ma mauvaise humeur et ma rage.
Non, je ne cherche pas ses yeux dans la foule du centre - ville. Mais je cherche la certitude que j'ai bien fait de refuser.
Heureusement que Paule fait en ce moment des profiteroles, que ce week - end c'est la summer night, que le nouveau Glamour vient de sortir, il tombe à pic. Je lis pour ne pas penser pour ne pas enrager, et je finis par me croire. Coutain, c'est si bon.
Autant vous dire qu'il ne se passe rien ici.
Parce que si c'est pour dire que je fais du bateau avec la gueule de bois, que j'ai des courbattures à cause du golf, et que je cours tous les jours avec mon mp3 et mon Tshirt Levis, autant se taire. C'est pas une vie, c'est indécent.
Je vous embrasse, cependant.
Je vous avais préparé une jolie petite note sur PC Chéri, et je l'avais tout bien rangé sur ma petite carte USB-toujours-dans-mon-sac-au-cas-où, mais comme le PC de Pauline ne veut pas lire ladite carte, c'étaient des efforts inutiles.
Tout ça pour vous dire qu'ici, qu'il fasse beau ou pas, je me baigne tous les matins midis. Que je suis, depuis trois jours, plongée dans le nouveau Harry Potter, et que c'est chaud chaud chaud. Que les beaux mecs ne se bouculent pas vraiment. Que je suis en manque d'internet, que j'apprends à jouer aux échecs, que je lis Beigbeder, qu'il a fait beau plusieurs jours, le temps de bronzer un peu, et qu'aujourd'hui il pleut. Des cordes.
Je lis Beigbeder, 99Francs, et Harry. J'attends. En province, on réapprend à attendre, à vivre dans l'expactative, d'une arrivée, d'une soirée, d'un ciné, d'une sortie, d'une virée à Coutances, d'un sms.
J'écoute de la musique, des trucs qui chassent la pluie, comme Lily Allen, Christophe Willem, Mika, et les chansons d'amour, Sean Lennon, le tout en boucle. Bon, c'est pas très intellectuel, mais ce sont les vacances, hein.
Je fais un régime virtuel. Ce qui signifie que je mange douze fois plus que de coutume.
Je me suis acheté un grain de café en argent, je le regarde briller à mon poignet, ça fait été.
J'attends, les barbeucs quand tous les potes seront arrivés, et Londres. J'attends. Alanguie, je regarde le temps ralenti.
Euh, en fait, il me reste plus trop de temps, et comme ça fait pas longtemps, coutain, j'ai pas encore beaucoup de trucs à dire. Mais, je reviens soon, après être allée à la plage et avoir écrit mes cartes postales :)
Coutain sera parfait quand y aura le Wifi, vous me manquez trop.
A Solidays hier, il a fait à peu près le même temps qu'aujourd'hui: de la pluie à torrents, et j'avais un trou dans ma chaussure gauche, et l'autre a fini par prendre l'eau elle aussi. Alors j'ai eu les pieds trempés toute l'après - midi. Et puis mon Kway a fini par ne plus être étanche, alors j'étais trempée tout court, et gelée. Et ce, malgré le fait qu'on ait pu se réfugier une demi - heure dans le stand de Act'up, au plus gros de l'averse.
Du coup, on n'est allées "que" au concert de Kaolin, pour Partons vite, et puis voir Ayo.
J'en retiendrai les cris d'allégresse au moment où, pendant qu'Ayo chantait une de ses dernières chansons, le soleil a fait son retour, malgré la pluie, et où tout le public s'est exclamé et s'est mis à danser, de joie.
La veille, j'avais vu Renan Luce, qui semblait très stressé par cette "grosse" scène, et Lily Allen, pas stressée du tout, elle, elle s'est même pointée avec ses clopes et sa bouteille de rosé, qu'elle a descendu en une heure (le temps du concert). A chaque fois, je m'étais trouvé une petite place au (quasi) premier range, le rêve quoi. Et j'ai écouté Sean Lennon de loin, j'aime, beaucoup.
Il manquait très franchement la présence de Mika, mais bon, on ne peut pas tout avoir. Par contre j'ai la crève, c'est sûr, mais ça me fait une répétiton pour coutain, la semaine prochaine. Mais le plus important, et qui m'a frappée, c'est ce sentiment de solidarité et d'humeur bon enfant qui se dégageait de ce festival, ça fait plaisir.
Sinon, je suis débordée, entre ma valise à faire, une surprise pour Maman jeudi, de la conduite, un restau, Harry Potter, Marie que je dois voir demain, aller chez le coiffeur, ranger... Je peux le faire.
Aujourd'hui, le sept juillet (07) 2007, a été choisi par "des dizaines de milliers d’autres couples" pour se marier.
Eh bien moi, célibataire, je les emmerde. Et je vais aux Solidays, entre filles, Na.
Bon week end :)
11h16, edit post-brushing: Zut, ipleu. J'y vais toujours aussi tôt?
Désolée pour les jeunes couples qui se marient aujoud'hui, même si je les emmerde toujours, je ne souhaitais pas qu'il pleuve.

Les journées sont moroses ici, même si les soldes, le rangement, les amies animent bien les choses. On regrette déjà les quelques jours très ensoleillés de Coutain de la semaine dernière comme on regretterait les semaines d'été une fois arrivés aux vacances de la toussaint.
J'organise des anniversaires: celui de Julie, celui de Maman pour septembre, et même le mien. J'évite les vagues, on ne parle pas de conduite, de job d'été, voire même de stage. J'ai revu Chloé, et ça m'a donné envie de relire l'Ecume des jours. Et même d'autres Boris Vian. A rajouter sur ma liste des lectures d'été, à côté de Paul Fournel qui est sur commande à la Fnac. Le commander, donc.
Je fais des rêves curieux, où je suis amoureuse d'un beau trentenaire très gentil, dont j'adopte la petite fille, et où l'on se retrouve dans des ascenceurs à la Cinquième élément peuplés de militaires marrant. Je suis réveillée juste avant un doux baiser par la sonnerie du téléphone.
Alors je végète devant ma télé, Question Maison retenant toute mon attention. Le destin de Lisa aussi. A quand les Télétubbies?
Cette semaine, j'avais très envie de faire la fête, mais Julie, qui fêtait ses 21 ans le soir où l'on devait sortir, soirée gratuite à la Maison de l'architecture, n'avait pas le moral, alors on le lui a remonté. On dansera en compagnie de beaux architectes une autre fois.
EDIT [dimanche 1er, 11h] : Rien de tel pour chambouler tout ça que des soldes en pleine Gay Pride, que des achats dépassant toute attente (gilet en grosse maille pour les soirées fraîches à Coutain, petite robe noire pour la plage ou la soirée, c'est selon). Puis que de distribuer des tracts pour Solidays devant le concert de Mika à l'Olympia (mais sans rentrer, argh). Que d'aller manger un chinois entre filles et de parler de bipôlarité avec beaucoup d'humour. Puis que d'aller se faire offrir un verre place de la Bastille par deux brésiliens marrants. Place qui a d'ailleurs atteint des sommets de saleté après le passage de ladite Gay Pride.
Bref, top forme. Je me refais une rechute de rhume des foins, mais ça va, sinon. Et puis je vais aller mettre ma robe toute neuve tiens.
A penser: crème solaire, monoï pour les cheveux, écharpe et gros pull, ordinateur, baskets pour courir et talons aiguilles de toutes sortes, liste des courses, livres, tops de fête, vélo, sacs à main et à dos...
Samedi dernier, ramener de Paris une énorme valise, ne pouvant contenir à elle toute seule tout ce que j'aurais voulu ramener de mon logis d'étudiante, où je n'habiterai plus que ponctuellement d'ici octobre prochain. Regrouper chez Papa - Maman toutes mes affaires dans un seul placard. Penser à ce dont j'aurai besoin, à Coutain, à partir de vendredi prochain.
Je me suis plantée devant mon armoire, ai vidé tout de dont je n'ai plus envie / besoin, ou tout ce qui ne me va plus. Faire un sac pour ma cousine, un sac pour le vestiaire municipal. Regrouper les chaussettes orphelines et jeter les vieux maillots de bain dont l'élastique est cuit, faire des piles de choses dont je devrai discuter le sort avec Maman. Transvaser le contenu de la grosse valise dans le placard.
Puis foncer sur l'ordinateur, refuser un footing, une balade à vélo, au téléphone, et trier les photos 2006 - 2007 à développer. 1050 photos après un premier tri pourtant minutieux, il va falloir encore trier, trier, trier. Deux heures à regarder défiler les images de ces dix - huit derniers mois, me voir changer, cheveux longs cheveux courts, en photo à Florence, à Coutain, à Rouen, à Coutain, à Paris, à Barcelone, à Arcachon, à la Fac.
Mes amis sur ces photos sont toujours les mêmes. Je ne sais pas si moi j'ai changé. Mais tout est allé si vite (trop?).
S'il te plaît, été 2007, prends ton temps, apporte moi de jolies choses, même si après je ne sais pas quelle photo effacer pour faire de la place sur mon PC. S'il te plaît, mon année de fac pourtant ratée a été si belle, sois toi aussi, été, plein de bonheur.
J'aimerais bien faire des photos, mais comme je suis une fille très organisée dans ses déplacements hebdromadaires, j'ai laissé mon appareil photo à l'autre maison. Enfin de toute façon, la lumière est moche, là. Il fait grisouille, et chaud humide. Mon tiers de chromosome de Polonaise, de Tchétchène, ou d'Ukrainienne, ou de Biélorusse, enfin bref, de l'est, préfère de loin les hivers mordants à ce chaud pas franc.
Cependant, j'exulte. Quatre mois de vacances, mes amis! Que personne ne se racle la gorge en pensant que je suis en vacances depuis bien longtemps, car là, il s'agit de vacances avec bonne conscience.
De belles choses s'annoncent. Ma Lélie qui vient ce soir à Paris. Coutainville (sous la pluie?), avec Mathi, et Paule, et ses amis, pour une durée indéterminée. Les soldes à Paris. Coutain, de nouveau. Le Doubs.
Ma Mathi va me manquer, et je crains que vous aussi. Je prie pour qu'un réseau Wifi non sécurisé apparaisse dans les alentours de mon chez - moi à Coutainville, mais malheureusement, cela relèverait du miracle.
Noé et Lison vont me manquer aussi. Je ne sais pas comment je serai quand j'aurai des enfants, mais c'est terrible. Ca crie, ça demande de l'attention, mais c'est adorable, ces petites choses. J'ai des moments de culculitude profonde, mais je vous jure, quand Lison court dans mes bras lorsque je vais la chercher à la crèche, ça vaut tous les anti dépresseurs du monde, alors si c'était ma fille...
T'emballe pas mijie, t'as bien le temps.
Ah, je déjeune avec Marie au troca, faut que je file, alors. C'est dingue, depuis que je suis en vacances, j'arrête pas.
Je suis allée au premier, 10:00am, je n'ai rien écrit.
Je n'irai pas aux suivants, n'insistez pas, on se revoit en octobre. Pas glorieux, je n'en parlerai plus.
Désormais, je cherche le Prince Charmant des habits pour l'été à plein temps.
J'ai écumé tout H&M, Promod, Zara, Bershka, je n'ai rien trouvé pour me sentir belle, mais je ne renonce pas.
Je suis pressée d'aller voir la mer, départ prévu le 15, retour à date inconnue.
Il me dit "c'est marrant, toi tu cherches tout le temps la bonne personne, et moi je tombe tout le temps sur la mauvaise et après j'arrive pas à la larguer."
Et je me dis "et dire qu'il y a quelques temps, la bonne personne c'était toi, et je ne te l'ai pas dit."
Et quand tu reviens, tu n'es plus la bonne personne, et je suis toujours seule.
(edit 23h41)


L'école de voile vue des dunes, Agon - Coutainville, lundi 7 mai 2007.
Rouler, voir la mer. Rouler (à vélo), voir la mer. Rouler, voir la mer. Rouler, voir Paris.
Voilà ces quatres jours. Un peu de pluie en plus, beaucoup, beaucoup de vent, d'air, de paysages marins. De l'humidité, du froid, du calme et du silence, de la lecture et de la méditation. Des engueulades, de bons repas, des réconciliations.
L'envie de rentrer aussi.
Entre Papa et Maman, Bébé finit par étouffer, mais bon Dieu que c'est bon l'air du large.
Tout gronde autour de moi, le ciel est lourd sur nos têtes. La petite heure et demie qui m'a servi de nuit m'a embrouillé les méninges, je ne pense plus vraiment. Tout s'accélère parfois, sans raison.
Une folle nuit de danse, avec de grandes joies, ma Mathi et ma Paule avec moi, et des déceptions aussi. Aucun espoir déçu, juste le constat que je n'ai pas changé, et que je sais encore me faire avoir, me faire des films. Des films dont le scénario me paraît bien moins palpitant une fois à jeun. Tout de même, c'est dommage, j'aimerais qu'il n'y ait pas de blanc entre nous, alors que je ne le désirais pas si fort, lui.
Lui, car c'est un lui.
Il ne s'est rien passé, mais pourtant. Et heureusement qu'il s'est platement expliqué et justifié, dans un très très long texto, parce qu'il m'avait fait pleurer, la veille, de rage et d'incompréhension.
Je garde ma rancune pour quelqu'un de vraiment méchant, je ne saurais en vouloir à personne.
Et puis j'ai revu ma Chloé d'enfance, et c'était rigolo, ce goûter comme quand on avait cinq ans, même si depuis on a bien changé. Et je lutte contre mon déclage horaire, ma fatigue, que j'ai bien cherchée. Et je vais au cinéma, me lamenter de mes péripéties de coeur, avec mes filles de guyancourt.
Parce que dans le lot, celles qui restent, ce sont elles. Les vraies, celles que j'aime, que j'aime tant. Et sans qui je ne serais rien. Je ne pourrai jamais vous remercier d'être toutes là, pour m'offrir une clope sur un quai de seine pour débrouiller mes larmes, ou pour me serrer dans vos bras.
Je cherche
dans les rue de Paris
je cherche
sans trouver comme toujours
le regard qui ne sera pas celui d'un autre mais de lui
mais mes yeux
mangés de soleil et noircis de khôl
ne croisent
que ceux des étrangers
étrangement ensoleillés.
Paris est éblouie et mes pieds s'usent sur ses pavés, sans jamais se lasser. Toujours la même rengaine, paris paris paris. On fait presque un bilan de cette année manquée qui nous aura tant apporté, apporté de nous, apporté de la ville, amusées, distraites, nourries.
Et comme à table plus j'en mange plus j'en ai faim, à la hâte de rentrer, éreintée, succède la hâte de repartir, redécouvrir.
Je noircis mes yeux de ce khôl tout neuf, et repars, plus été que jamais.
Je suis un peu lasse, lasse de, dire oh tout va bien rien de bien nouveau mais j'aime tant ces heures volées à la légère que m'en satisfais.
Je lis dans le Figaro Littéraire que les poètes modernes sont bien là, cachés dans un coin, à attendre qu'on les aime. Et ça me fait rêver, cette phrase, la poésie subsiste, attendant secrètement qu'un nouvel Aragon porté par la notoriété le clame à la face du monde: la poésie n'est pas morte. Même si j'ai envie de rire et de leur dire qu'on n'a pas besoin de poète, par une journée comme ça, pour voir que la poésie subsiste.
Regarde, elle est partout dans le soleil.
Il est des êtres chez qui l'épuisement du coeur, la douleur du corps, nourrit l'esprit. En ce qui me concerne, fatigue des jambes, des bras, de l'âme, me mange le peu de courage que j'ai chaque jour d'écrire les mots qui me passent par la tête.
Il va sans dire que les clients de ces derniers jours, ainsi que mes occupations mondaines, m'ont éreintée.
Rien de tel qu'un magasin de dégriffés un samedi après - midi pour définir à la fois stakhanovisme, tayloro - fordisme et vampirisme. Le tout à outrance.
Je rêve que j'étiquette des réductions et que j'enlève des antivols, ce n'est pas vraiment le paradis.
Et de fatigue, j'ai même perdu mes moyens devant un magnifique beau mâle qui me demandait un simple polo bleu marine.
Mais ce contrat d'intérimaire en enfer a pris fin (4 jours, mes ressources de courage sont restreintes), et je serais presque assez reposée pour vous dire ce que j'avais fait avant. A savoir, un merveilleux concert (non, deux!), avec ma Mélis. Pierre, barré, cela va sans dire, et avant, Daphné, dont la voix m'a agréablement pensé, à sa façon de monter dans les aigus, à Barbara. Comparaison on ne peut plus flatteuse.
Ah, et j'ai aussi croisé par hasard ce soir là devant la Cigale mon Alex le meilleur ami pas si ami que ça, mais je ne dirai pas ici le trouble que cela a créé en moi, ce serait lui donner trop d'honneur.
Ce compte - rendu ne va donc nulle part et utilise bien trop de conditionels et autres temps et substantifs inusités par le commun des mortels, je vais donc aller me coller sous la couette, histoire de récupérer les points de Q.I. que j'ai perdus dans mes quatre jours d'immersion totale avec la couche ouvrière exploitée.

Je m'étais dit, ouais ouais, je vais rester sage, tout ça. Et puis ces résolutions là, c'est bien gentil, mais pas facile à tenir.
Ouais ouais tu vas aller en cours et puis même être attentive comme si tu comptais la valider, cette année. Mais ouais ouais, cause toujours Jimminy, on voit bien que tu connais pas Paris.
Je préfère le BHV à l'heure de pointe, et puis Châtelet aussi.
Chercher des ballerines c'est primordial, et aussi du cirage, et même réessayer toutes les fringues neuves en rentrant et les autres aussi. Pour le fun, pour savoir quoi assortir, pour préparer les valises de Coutain et de Florence.
Par contre, ouais ouais, moins d'ordinateur dès qu'il y a du soleil, pis c'est gentil mais j'ai mieux à faire. Je lis speed mes mails, ne réponds pas puisque je ne suis plus sage, et retourne à mes égarements.
Je préfère la vraie vie, qui grouille sans méga octets.
C'est bien mieux, sur le pas de la porte. Et puis ouais ouais, avec Mathi, c'est décidé, on s'encanaille.
Chui malade... Ca a commencé hier chez Mathi, une bonne grosse gastro très glamour.
Alors rapatriement sanitaire chez Papa et Maman, dodo dodo dodo.
Ce matin, encore de la fièvre, j'ai même pleuré devant la pub nutella. Alors je retourne me coucher, c'est là que je suis le mieux...
Cela ne durera pas, sur les injonctions des parents d'occuper mon temps de façon lucrative, mais j'aime ces jours où je vaque à mes petites occupations. Aller à la banque, souscrire à une carte magique, régler les petits tracas du quotidien. Il va falloir remplacer mes fidèles ballerines, trois ans, elles on fait leur temps.
Je me suis laissé tenter par Soie d'Alessandro Baricco, et par L'amant de la Chine du Nord de Marguerite Duras, parce que les texte choisis par la prof de stylistique sont toujours beaux et tristes. Et les premiers mots de Marguerite me font penser que j'ai bien fait.
Et c'est avec la voix de Rose que j'entame ma lecture, elle me dit j'ai des problèmes d'apesanteur, je sens qu'le ciel écrase mon coeur et je suis bien d'accord avec elle.
Les lettres et emails de refus de stage affluent, j'estime que j'ai de la chance, puisqu'il me répondent.
Que ceux qui n'aiment pas Anna Gavalda ferment un moment les yeux, moi je m'en fiche elle est ma petite tranche de bonheur. Alors, au cinéma, avec Guillaume Canet, même si c'est pas comme un livre, moi j'aime. Très fort.
J'ai découpé ce truc gluant, et si, je vous assure, c'est un de mes plats préférés. Et j'adore le moment vicieux où l'on croque avec les incisives les ventouses, qui explosent dans la bouche, et c'est divin.
Hier j'ai pris, tard dans la nuit, le grand cahier vert à couverture rigide, et j'ai gribouillé la première page. Ca n'aura certainement pas de suite, mais c'est un joli cahier, et puis j'ai fait sortir ces mots de mon cerveaux, d'autres pourront prendre la suite. J'aimerais bien, pouvoir un jour écrire sur le grand cahier vert le mot fin.
Des jours en hibernation, avec la famille malade ou absente, et une ambiance de crise de nerfs en latence... Des jours gris et pluvieux, des jours passés dans le sweat trop grand de PtitFrère, des jours à fuir au cinéma. Des jours à ne pas mettre de jean parce que ça serre le ventre, des jours à se cacher, à éviter les miroirs, une fois passées les 5 minutes rituelles du matin, à appliquer avec soin l'eye - liner noir que je m'impose, depuis que j'ai des cheveux de mec.
Passer une, deux, puis trois couches de peinture, inhaler les vapeurs à s'en faire tourner la tête, ne rien penser d'autre qu'au mouvement minutieux et neamoins mécanique du poignet. Attendre que cela sèche, recommencer.
Parce que quand je pense, je ne peux m'empêcher de me dire, que je floue tout le monde, avec cette année ratée. Que je fais comme si j'allais à la fac, comme si j'allais lire ces fichus bouquins en français médiéval, comme si j'étais encore convaincue de quelque chose. Ce qui me porte, c'est cette semaine à Florence, c'est aller quelques jours à Coutain à Pâques. Que j'attends, encore, toujours, qu'il se passe quelque chose, même minime, même classique, même cliché. Surtout cliché. C'est bientôt le printemps, et moi, jhiberne.
Et c'est pas En attendant Godot, samedi soir, qui m'a remonté le moral.
Partie déjeuner au soleil chez Didou à Antony, je suis revenue légère de ces heures à papoter sur la terrasse. Alors pourquoi quitter le RER à Châtelet, alors qu'il passe aussi par Port - Royal?
Me voilà partie à gambader à travers le Luxembourg, il faut absolument que j'aille voir l'expo Lalique. Bien évidemment j'ai oublié mon appareil photo, quelle idée de ne pas l'avoir sous la main aux premiers beaux jours, alors que les enfants s'amusent près des fontaines et courent dans les allées où j'ai moi - même appris à faire du roller tomber de roller. Pérégrinations par Saint Germain des Prés, expositions de magnifiques photos sur l'Inde devant St Sulpice, et déambulation devant les boutiques hors de prix et les galeries d'art, tout en téléphonant.
Une fois devant le Louvre (notez la longueur du trajet), une envie soudaine d'user de mon passe illimité, me voilà partie pour l'Arménie Sacrée.
Les ballerines, pour trois heures de marche, c'est mieux que les escarpins. Je me suis aéré le cerveau avant de revenir à mes fichues lettres de motivation pour toutes ces fichues maisons d'édition qui ne me prendront jamais en stage.
Pitié, quelqu'un aurait du piston?
Et tant qu'on est dans le coup de gueule: Et pourquoi, oui, pourquoi pourquoi pourquoi, le site 24h00.fr ne marche t'il pas chez mes Grands - Parents? Il y a une vente Upla et je voudrais une de leurs besaces, mais en boutique c'est pas du tout dans mes prix...
J'ai traversé nez dans le guidon le quai de la ligne 12, ne pensant déjà plus qu'à ôter mes escarpins et à me glisser sous la couette, après avoir dispersé les effluves de fumée de quelques pschiits de Tartine & Chocolat. Ils étaient touchants l'un dans les bras de l'autre, grandes silhouettes noires enlacées, bras passés sous les manteaux de drap de laine, sa barbe rousse accrochant ses cheveux bruns en pagaille. Il lui chuchota quelques mots et elle rit, ils firent eux aussi ce trajet vers le bout du quai, mais main dans la main, avec d'immenses enjambées de grands.
La rame est arrivée, et une fois montée c'est avec surprise que je l'ai vu rester sur le quai, tandis qu'elle montait à regret. Et il a eu un long regard profond et triste. Un peu sans retour.
Alors, une fois engloutis par le tunnel, elle a posé son front sur la porte, indifférente aux regards curieux, et de sa main gauche, nous tournant le dos, a essuyé plusieurs larmes.
Je ne saurai jamais vraiment pourquoi elle était si triste, peut-être était - ce la fin ou simplement les déchirements du début, mais je me suis dit.
Seuls ou accompagnés, on finit toujours par pleurer lorsque le métro redémarre.

Au moins, quand Lil' Bro squatte dans ma chambre, il laisse des indices de son passage.

* Cathédrale de Beauvais, Mercredi 28 Février 2007 *
Listening to: Lily Allen - Alfie .
200 kms au volant, avec route mouillée, crevant.
Et c'est moi qui m'occupe du dîner: nems à l'indienne, voui voui...
Ces vacances sont exténuantes, mais hier, pour pimenter, j'ai croisé Julie Depardieu. Elle avait l'air larguée, sûr que c'était elle :)
Dans le métro, je pense à toutes ces choses que je pourrais raconter, comme le défilé du Nouvel An chinois avec Maman suivi d'une immersion en Chine Profonde (Tang Frères). Ou bien dire que je suis allée voir La Môme. Ou lancer le débat sur Non je ne vais voter ni Sarko ni Ségo. Je pourrais aussi raconter comment je n'arrive pas à parler à Mr Grammaire, mais ce sujet m'exaspère, j'en ai marre de tourner en rond comme dans un bocal.
Bien sûr il y a du soleil et comme j'ai sélectionné mes cours, tout me plaît. Mais de fait, il ne se passe plus grand chose et tout est d'un ennui... Même si je suis débordée.
Heureusement il y a Noé et son copain Emile qui bien qu'exaspérants me font bien rire, et puis on fait spectacle aux gens des bureaux de l'immeuble quand on joue aux bulles qui se mangent (Cady Bubbles). Luc passe par là, et voilà Lison qui rentre. Réunion des djeun's dans la cours de l'immeuble.
Mais tout ça n'agrémente pas ma vie sexuelle sentimentale et on commence à s'ennuyer.
Alors je recommence, à attendre.
Et tout compte fait, ça ne ferait pas 19 ans que j'attends?
Au fait, j'obtiens 39 points au test de pureté, Paule 109. Dieu, je suis une sainte.
J'envisageais de passer ma fin de journée à vous parler de cette semaine de cours, de tout ce qui s'est et ne s'est pas passé (devinez quoi), que je ne dors plus très bien depuis que je ne suis plus en vacances, tout ça.
Mais après avoir passé une heure porte d'Italie, à faire du 100m/h, et mis trois heures à aller à Ivry pour un magasin où l'on a rien trouvé, l'envie me manque.
J'essaierai demain :)
Copyright Mélis.
Accueillir Pauline, regarder toutes les photos de Coutain, essayer de dodo, mais pas possible.
La guider dans le métro pour son concours, aller à la fac, rentrer de la fac, la retrouver, faire les courses.
Dîner entres filles, Paule Aurélie Pauline, pour Valentine's, blagues gore et autres, fous rires, on s'aime. Re - essayer de dormir, succès entre 8A.M. et 9A.M.
Crapahuter à la Défense. Retour maison, 12 pompiers à nos trousses dans le métro.
Tout Montmartre à Pieds, pendant 2 heures. Plus de jambes, l'horreur. Pauline reprend le train.
Noé, Lison. Le bain de Noé m'a décollé tout mon vernis rose blingbling tout neuf.
Trajet vers chez Mathi. Dîner, DVDs.
J'essaierai de dormir, cette nuit.
[P.S.: cette nuit, Mr GRammaire m'a plantée devant l'église. Faut que je me fasse soigner.
Papy m'a donné de l'argent pour Noël, du coup je fais des cadeaux aux gens.
Il faut à tout prix que j'aille chez le dentiste, mais il va se foutre de ma gueule, avec mon histoire de gencive qui se fait la malle, et ma hantise que les dents se déchaussent.]
Penser à cliquer sur Delete pour cette note, un jour.
Rien de plus terrible que cette heure de CM, coincée dans cet amphi face à Mr Molinié, dont je ne tairai pas le nom tant il m'insupporte, ce petit roquet beuglant et pervers, aux phrases vulgaires et obsédées, aux blagues douteuses et à l'orgueil démesuré. Rien de plus terrible parce qu'en plus de faire ma rentrée avec cet être abject (heureusement qu'il y avait Mathi pour me donner envie de venir), je me suis pointée à la fac avec mes doutes, réveillés comme par (dés)enchantement après de longues vacances, au moment où le réveil de la rentrée a sonné.
En vérité, je veux la redoubler, cette année, pour ne pas avoir mon année ricrac mais pour avoir une note potable sur mon dossier. Pour ne jamais avoir à repasser d'ancien français, dont vous ne vous imaginez même pas à quelle point ça me fait vomir. Pour faire à la fois le programme de litté de cette année et celui de 2ème année de LM Appliquées. Pour pouvoir suivre l'option Histoire du Livre et Edition, et Critique Littéraire.
Ne cherchez pas à me dire que je peux valider cette année en ratrappage. Non, je ne peux pas. Non, je ne saurai pas travailler deux mois quand les autres seront à la plage. Parce que je n'ai jamais été bosseuse. Parce qu'en plus, je n'ai aucune envie de le faire.
Lâchez - moi les baskets, avec vos espoirs de me convaincre, vous me filez des angoisses et la gerbe.
Je culpabilise déjà bien assez toute seule, merci.
J'ai déjà assez mal au ventre depuis que je l'ai revu, lui. J'avais pas prévu le coup, ça m'a complètement étourdie, et retourné le ventre. Hop, quasiment nez à nez avec lui, sans voir venir.
Je vais l'engager pour me regarder quelques minutes par jour dans les yeux, il me coupe complètement l'appétit, ça me fera perdre du poids.
Moi qui croyais m'en être guérie pendant ces trois semaines de break. Que des mots.
Le plus dur, ce n'est pas de se faire à l'idée. C'est de se dire que le but est plus loin. Et puis ce sont les petits tracas du quotidien. Mais on va plus loin, on affronte, on refait ses bagages et on reprend le train.
Je n'ai pas vraiment envie de reprendre demain matin le chemin de la fac, parce que je sais que ce semestre sera un peu "bouche - trou", en attendant octobre. Que je n'irai plus en Ancien Français ni en Latin, ou alors pour accompagner Mathi, mais que j'irai aux partiels, pour faire acte de présence.
Et puis il y a ce coup de vieux. Une de mes copines de collège se marie le mois prochain. Mon Dieu, c'est jeune, mais pas tant que ça. Et ça me fait drôle, qu'à 20 ans non seulement elle sache déjà avec qui elle va finir sa vie, mais qu'elle s'engage déjà. Qu'elle s'entrave. Ca me fait peur, ça me fait vieux, ça me fait un coup au coeur cette histoire.
Et quand on est dans un creux de vague comme ça, on a vraiment envie d'un amoureux.
"Une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur." a dit William Shakespeare.
Ce serait bien. Parce que ça, c'est une tôle. Prévisible, certes. Mais bouhhh.
Je ne sais pas vraiment pour quelle raison j'ai demandé cette semaine à Maman de venir me rechercher à Versailles après le baby sitting de Luc, puisque d'habitude j'aime dormir à Paris et reprendre le train le lendemain matin, alors que les gens partent eux au travail et que moi, je rentre à la maison. Peut - être est - ce parce que je savais que demain, j'aurais la flemme de me lever tôt, c'est le souci quand on n'a pas de projet pour la journée, ou parce que si je dormais à Paris je ne pourrais pas regarder cette série que j'ai regardée ce matin et dont j'ai envie de savoir la suite.
Ou bien était - ce pour me trouver un prétexte pour prendre, exceptionellement, l'un des derniers trains du soirs, ceux qui traversent Paris qui va se coucher, où à travers les fenêtres allumées je cherche furtivement à deviner les vies des gens, de ceux qui ont une cuisine jaune, ou ceux là que regardent - ils sur leur écran plasma et tiens, ils ont une piscine. Et cette jeune femme qui fumait à la fenêtre, était - elle belle, attendait - elle son amoureux qui tardait ou venaient - ils de se fâcher? Peut - être qu'elle n'étais pas jeune.
J'aime ces défilés dans les trains, ces défilés de gens à qui j'invente des destins, c'est plus fort que moi. Ils ont des "airs de". Respectivement photographe / avocat / caissière / émigré pakistanais / jeune fille au pair / étudiant en art.
Et j'aime ces villes qui s'allument de millions de petites cases, mettant l'accent sur le mystère de ces millions de destins qui s'entrecroisent sans le savoir, et perchée dans mon train j'aime égoïstement à penser que moi, j'ai conscience de cela ne serait - ce qu'un instant.

Je fais tellement de choses et en vis si peu. Mais finalement, ce calme me répare, me soulage, j'améliore mon cocon et me sens bien dans mes souliers de Princesse. Tout va.
[Edit: y a des jours, où ici ça manque cruellement de rose.]
Et de toute façon il n'y a pas grand chose à raconter, ni le temps qui passe ni les pas qui se suivent, il y a juste les secondes que je redécouvre dans le train, seulement parce que j'ai changé de montre et qu'elle fait tic-tac, et non pas parce que je prends plus qu'avant le temps de les écouter s'écouler.
Il ne faudrait pas dire les échecs et les égarements, l'air amusé et détaché pour tout dire, et au fond ce sentiment, que je croyais avoir abandonné en sixième, où j'étais trop intello pour les uns et décidément pas assez intellectuelle pour les autres. Les autres, ceux que l'on veut être tout en les méprisant, parce qu'ils ne sont pas nous. Un entre - deux qui fait de moi quelqu'un parmi tant d'autres, qu'un nouveau jean amuse et distrait, mais en rentrant le soir sous la pluie... "pour plaire à qui"?
Ni triste ni épanouie, mélancolique d'être si heureuse le jour et dépitée la nuit. Rompre les doutes par une hyperactivité presque inquiétante pour un mollusque de mon espèce.
Pour toujours trouver la nuit si fade, et les rêves trop immatériels, toujours.
Pour échouer dans mon lit d'une journée trop remplie, avec un goût amer d'inachevé et de mensonge dans la bouche, et être déçue de ce que j'entends, de ce que je vois, de ce que je lis. Pour que mon seul vrai rêve soit effacé par les doutes. Encore.

Comme dit ici, on a toutes des piles de livres à lire, parmi nos choses à faire. Pour ma part, ça m'en fait 34, sans compter ceux qui sont à Paris mais qui doivent être au nombre de trois. Je n'ai pas mesuré ni pesé, mais ça pourrait être intéressant?
Les copines sont parties sans moi au ciné, alors que depuis une semaine je n'attendais qu'elles.
La seule thérapie: les larmes et le concert de Norah sur Inter.
Ce casque m'a toujours réconfortée.
Et de fait, je ne parlerai pas de Little Children et des merveilleuses fesses de Patrick Wilson.
Raph m'a suppliée, pourtant je ne sais pas si l'information vous tient autant à coeur qu'à moi: Mr grammaire est toujours vivant. Alors que je ne l'avais pas vu dans l'amphi de Grammaire (oui, dans un amphi de 700 places ça n'a rien de surprenant, mais tout de même), il était là, après, sur l'esplanade, en grande conversation avec une fille.
Bon, ce qui me rassure, c'est qu'il avait grave l'air de se faire chier. (Il a toujours l'air de se faire chier...) Et que la fille était moche. Lui, avec son petit bonnet façon Atchoum, adorable. Et sa barbe de trois jours, tellement sex.
Même si je commençais à me faire à l'idée que je n'allais jamais le revoir.
Je vais devoir attendre encore trois semaines, alors j'essaierai de ne pas (trop) y penser. Pour le moment, on pourrait presque dire que j'y arrive. Closons le sujet, que j'arrête de m'emballer. Jusqu'à la prochaine fois.
Mais je sais qu'il a eu zéro en oral de litté pour absence. J'ai trouvé plus cancre que moi.
SInon, j'aurai fini mes partiels sur, enfin, un examen où je ne me suis pas sentie impuissante. Ce n'était pas parfait et je ne vise pas le quinze, mais j'ai su répondre avec moult détails. Ca remonte le moral.
Alors si vous voulez savoir, les semaines qui arrivent, je m'apprête à lire du Zola, à refaire ma carte étudiante, à garder Noé, à aller au Musée Carnavalet, au Louvre, au Musée des arts Décoratifs, au théâtre.
Je vais faire des recherches sur Florence, et dormir aussi, et courir, ça serait bien. Il faut expurger, purifier, perfectionner à défaut d'être performante.
Mais d'abord, il faut faire mes valises.
C'est ma centième note publiée sur DTista, et comme au premier jour, je me sens chez moi. Merci Mélis.
Oulàlàlàlà.
Bouh bouh bouh.
Sniiiiif.
Et d'autres onomatopées dans le même genre. Catastrophe cette journée. Ancien Français avec rien à dire, puis à l'heure du repas je perds ma carte d'étudiante (et pour la faire refaire ça va pas être coton) puis Littérature Classique, partiel sur lequel je comptais un peu pour remonter, sinon mes notes, du moins mon moral.
Mais je ne me suis jamais sentie aussi seule, aussi sèche et aussi vide.
Une jolie petite citation de Jacues Morel, suivie de la question "L'école des femmes vous semble-t-elle être, elle aussi, une "comédie de la comédie"?
Ah bah non. Pas du tout.
Beh j'ai été très dans la mouise pendant trois heures, puis à 17h13 j'ai lâché prise. Basta. Bâclé vous avez dit?Quand je pense que j'aurais eu plein d'autres choses à dire sur cette pièce, mais pas sur ça!
Sinon, il y a écrit en bas de ma rue, au pochoir et à la bombe jaune (et c'est tout neuf ça date d'aujourd'hui):

Je le savais.

Qu'il y a de très belle phrases extraites de poèmes, dont certains de Desnos, dans le mausolée pour les déportés de 39 - 45 de l'Ile de la Cité.
Que les enfants des squares parisiens sont extrèmement difficiles à prendre en photo.
Le latin c'est surtout vachement bien quand c'est fini, j'ai pensé en remettant mon Gaffiot sur son étagère. Son mausolée devrais - je dire. J'ai presque plus envie de le revendre, tellement je le déteste, non, je compte bien le garder en souvenir des tortures que je me suis infligées.
Demain, il y a encore religion romaine, je ne vais pas avoir beaucoup de choses à dire mais au moins, c'est une matière que j'apprécie. On fera des révisions express dans l'heure d'avant, c'est mal mais c'est mieux que rien.
De toute façon, une fois le latin passé, je vais beaucoup mieux, et je me mets des tissus fleuris dans les cheveux en espérant ressembler à Cécile de France, bien qu'entre elle et moi il y ait un grand b(l)ond.
Et réflexion faite, je ressemblerais plutôt à Martine à la ferme ou à Martine à la montagne. Je vous épargnerai le pamphlet sur ma maman qui s'appelle Martine et qui ressemblait trait pour trait à ça quand elle avait le même age, parc compris.
La semaine s'anonce donc mieux que le dimanche, avec deux partiels, oui, mais aussi avec un peti dej' de DTista, une virée piscine, une aprème soldes, et même un week - end à la fin.
[Edit / un gros mouhahaha en prime / : je repasse mon linge sur mon lit, parce que c'est comme ça, et là, je viens de repasser par inadvertance la télécomande de la télé. Beh c'est résistant ces petits machins, ça lui a rien fait.]

Je découvre le monde du travail, wouaw, le déplaçage de carton - rangeage de rayon - aidage de clients -cherchage de chaussures, rerangeage etc, a été directement enchaîné avec mon week end à Lille et puis Noël.
Ca a été génial, tout, oui oui, même le boulot j'aime bien.
Alors ce jeudi je dors, vendredi et samedi je bosse, dimanche je fête, et lundi je cuve et je reviens.
Mais pour le moment, pas le courage, dodo quoi.
Mais je vous aime quand même, pas d'inquiétude.
Chercher dans l'air l'odeur de Noël, de clémentine, de sapin, de marrons grillés devant les grands magasins, et trouver en rentrant l'odeur des baguettes au fromage de Mamy. Et le pire c'est que pas touche, mais je sais où est la boîte, maintenant.
Acheter une robe de princesse, une robe de fille, pour mettre à Noël et au nouvel an, et être contente parce que tout de même, XS ça aurait été mieux si ça avait existé.
Entretien d'embauche, OK, j'adore ma nouvelle mission. Je serai Image de Marque, si ça c'est pas flatteur. Enfin, disons que je serai une vendeuse aimable, accueillante et efficace dans un grand entrepôt de dégriffés à la dérive.
Entre Noël et le jour de l'an, meet me at the Au Fil Des Marques.
Et puis ma ptite mijie, arrête de rêver, mets toi à bosser, ou bien aborde - le ce beau mec, mais arrête de saouler tout le monde. D'accord?
Je ne sais pas, ces derniers jours j'ai un peu fait l'impasse, comme si je voulais me raccrocher à quelque chose de plus vrai, quelque chose qui n'ait pas d'écran. Je ne vous oublie pas, et j'aime ces petits messages qui vous rappellent à moi. Mais seulement je ne me sens pas l'envie de venir dire des choses, pourtant, ça va. Il y a eu ce club de jazz, lundi soir, avec Papa et Maman, Sway chanté en rappel et ces pensées pour Mélis. Du théâtre, presque tous les week end, quel plaisir. Les bouffées de bonne humeur lorsque je croise Mr Grammaire, juste assez pour me requinquer pour le reste de la journée, je me délecte d'un simple regard ou d'un simple sourire. C'est de ça dont j'avais besoin, quelqu'un à qui rêver quand je ferme les paupières. Alors le reste, ça va. Les parents absents ce week end et je m'en réjouis pour eux, la fête de Marion, Noël qui se profile, et le réveillon avec les copains, le week end à Lille chez ma Lélie juste avant Noël, l'entretien d'embauche pour ce samedi et le boulot la semaine entre le jour de l'an et Noël. Mon premier emploi. Mon premier contrat. Chic.
C'est de ça dont j'avais besoin pour aller mieux. De nouveaux rêves, d'une nouvelle tête, de perspectives. Je n'ai pas plus de courage pour bosser, et je vois les autres qui carburent, qui ont des super notes, mais je me suis presque résignée. Certes, je vais bosser, mais on verra bien.
J'ai envie de savourer. A fond. Et jusque ici, je m'en sors bien.
Je n'ai pourtant pas l'impression que cette journée soit si réussie, on a un devoir de stylystique demain après - midi, je ne suis pas à jour mais pourtant ça ne m'inquiète pas. J'ai relu d'un oeil nouveau le corrigé polycopié de la prof, et les isotopies, les connotations, ça a fini par m'évoquer quelque chose de familier. Il y a quelque chose comme un bon présage dans l'air aujourd'hui, quelque chose qui fait tourner le vent. Par exemple, je savais avant de la voir comment Mathi serait habillée, son pantacourt rayé, et ses ballerines marrons. Par exemple, j'ai trouvé 5€ dans les escaliers du métro Malesherbes, pourtant avec tous les étudiants qui passaient en même temps que moi, c'était assez improbable que moi je le trouve. Et puis par exemple, juste après, je me disais quelle chance d'avoir trouvé 5€, tu vas bien tomber sur Mr Grammaire, je relève la tête et au milieu de la foule mon regard arrive directement sur lui. Là, de l'autre côté de l'esplanade, tout petit au milieu de la foule, j'aurais pu le rater, ça par exemple.
Il faudra oublier que mon Papy m'a gentiment fait remarquer que j'ai grossi, comme si j'avais besoin qu'on m'aide à ne pas assumer mes complexes. Au moins çe me fera peut être arrêter les goûters un jour, ou démarrer le sport, qui sait. Oublier aussi que depuis un mois je n'ai pas gardé Luc, c'est bête ça payait bien et puis surtout, j'ai eu hier l'impression de m'être fait poser un lapin.
Mais je sais que maman n'est pas à la maison, elle ne m'a toujours pas rappellée, ce qui signifie qu'elle fait des courses pour Noël, je la connais. Et ça, c'est toujours agréable. D'ailleurs, maintenant que j'ai eu ma paye de Noé, et puis les 5€, je vais pouvoir gâter tout le monde. Enfin, pas trop quand même.
Et je vais pouvoir acheter Glamour aussi. Avec Mathi, on est vraiment grave sur ce coup là, on va voir tous les jours si il arrive. Ben quoi? J'ai pas honte d'aimer ces trucs insipides.

Comment croire qu'un gentil examinateur aie à nous mettre une sale note? Je ne peux pas m'y résoudre, mais ce léger commentaire sur La Religieuse de Diderot ne mériterait pas qu'on le récompense trop. Mes jambes tremblaient, faisant vibrer le bureau, je sentais Mathi tendue à mes côtés et l'examinateur, si jeune bien qu'ayant déjà une alliance au doigt, couvrait de notes sa feuille blanche. Ma voix m'a surprise, parfois plus claire que je ne m'y attendais, parfois tremblante et ne laissant pas sortir les sons. Je n'aime pas les oraux, exercice de rapidité, moi qui ai besoin de m'imprégner des idées, des mots. Pourtant, j'ai aimé, dans l'ambiance de frénésie silencieuse de la bibliothèque le sentiment de peur, d'appréhension et cette montée d'adrénaline tandis que s'égrenaient les minutes à mon poignet, tandis que j'alignais des mots sur mon papier. Des mots surfaits parfois, imprécis, répétés. Des mots parfois précis, techniques, mais pas suffisemment. Je ne sais pas si je dois ou non me sentir satisfaite. Fière de l'avoir fait, je crois que c'est ça.
Alors j'aurais aimé plonger dans une eau à 27°, me laisser couler, entendre les sons étouffés du creux de la piscine, flotter, puis m'élancer d'un côté à l'autre du bassin, ne laissant à mon cerveau que le soin de mouvoir mes muscles. M'imprégner de ce bleu, me laver de ce sentiment, non pas d'échec, je n'ai pas appréhendé, et après, j'ai tout oublié, donc je ne ressens pas l'échec, non me laver de ces minutes, de ces secondes, stopper le temps et ne faire plus que quelque chose de physique.
Mais le lundi, il fallait traverser tout Paris, alors, lasse, j'ai échoué sur mon lit comme sur une île, mon livre m'a fait voyager, et je ne me sens pas lavée mais plutôt impregnée de cette histoire, et peut être que demain, j'irai nager.
Papa s'est barré ce matin, selon Maman il est allé s'acheter des chaussures, moi je sais pas, le mot était en Italien. Tiens jlui laisserai des mots doux en latin, ça lui apprendra. Va falloir que je lui rappelle que c'est sur ses conseils que j'ai pris allemand au collège.
J'ai lavé, avec le linge sale, le linge propre que j'avais apporté pour ce week end. C'est sec, mais je me retrouve à repasser du linge qui était propre et repassé avant d'être lavé.
Petit dej gargantuesque, mais ma petite carafe à chocolat a débordé dans le micro ondes.
Je pense que je ne vais pas faire grand chose aujourd'hui, je suis de mauvaise humeur.
Heureusement qu'y a Emily dans tout ça:

Paris luisait sous la pluie, c'était un temps à se taper du latin, de l'ancien français, et ce petit roquet de prof de styl. Paris noyé sous la pluie ne méritait pas mieux. Et les gens dans leur bulle, à la sortie du métro, nichés sous leur parapluie, à s'auto - tamponner, parce que sous les parapluies on n'y voit que les pieds.
Mélis fait des listes, et avec son autorisation je lui pique l'idée, de ces choses qui rendent les flaques plus brillantes, de ces choses qui transforment les regrets en doux souvenirs, les jolies choses.
Comme regarder la mer seule, dans le vent de décembre et son froid soleil.
Comme un chocolat chaud dans mes doigts glacés, à montmartre.
Comme les dîners avec les amis où on est si bien ensemble qu'on ne refait même plus le monde tant on rit.
Comme se balader les mains dans les poches et le nez au vent.
Comme un baiser dans le cou, là sous l'oreille, à la naissance des cheveux.
Comme les câlins des petits, qui m'aiment sans condition.
Comme les premières bronzettes de juin.
Comme des châtaignes grillées dans la cheminée, Papa Maman moi à se brûler les doigts.
Comme les avants - repas en famille, à se chamailler titiller, avec les blagues de Papa et de la musique dans le salon.
Comme le soleil sur le nez au réveil.
Comme quand mamy me fait mon dessert préféré, ou que maman me dit "t'as douze secondes pour décider où on mange".
Comme quand on ouvre les yeux et que rien qu'au silence on sait qu'il a neigé.
Petit Frère a planté malencontreusement sa main dans la pommette d'un aussi crétin que lui, bilan: déplacement et fracture du métacarpe (le 5ème je crois) de la main droite. Papa et maman râlent, pour un futur mécanicien c'est pas terrible, et le week end en plus, il nous le bouzille.
J'ai envie de me couper les cheveux. Courts, comme Monica dans Le Concile De Pierre. Mais Bertrand a dit que c'était pas sexy. En même temps, je compte pas sortir avec Bertrand.
J'ai découvert les compotes Andros pomme - framboise. Divin.
J'adore les fruits quand ils sont dans des pots, désormais.
J'ai pas bougé de msn ce soir. Et c'est bien parfois, d'être un légume.
On est tout juste vendredi soir, et j'ai déjà pas envie d'être lundi.

En plus, le monde fait cling cling quand je respire, un cling cling tout doux, tout calme.
J'ai même pas eu mal au bras après avoir donné mon sang. Y a pas à dire, faire du bien aux autres ça remonte le moral.

Parce que le temps a beau être gris, je suis bien ici. J'écoute Le Soldat Rose, Lily Allen, et je danse devant mon miroir. Y a les copines, non, les amies, les vraies, et ceux que j'aime.
Tout simplement. Je suis heureuse ce week end pour les bras tendus de la Petite Lison en ma direction, pour les fous rires stupides à cause des ballons de baudruche, pour Papa qui dit des bêtises comme à son habitude, pour la machine à coudre avec laquelle je m'amuse, pour tout ça. Pour la visite du musée du quai Branly, pour l'avoir vu de nuit, pour les dîners qui se profilent avec Marie, Amandine.
Et pas seulement pour l'argent déposé à la banque ou pour le nouveau gilet gris.
Pour plus que ça.

J'ai acheté une bouillotte, douce en polaire bleue, et avec les chaudes lumières des petites guirlandes de ma chambre cela me réchauffe le coeur. Je ne réussis pas grand chose ces derniers temps, pourtant je sors, je papillonne, je dîne, je ris, mais cela n'amène pas de bonne note et n'empêche pas les disputes.
Je lui ai dit qu'il était lâche, et comme toujours il a su fuir, subissant sans se battre, ou du moins s'il se bat c'est pour revenir changé dans deux ans pour retenter sa chance. Je lui ai dit que notre ancienne conversation m'avait fait comme une douche froide, et que même s'il décidait de la quitter, c'était trop tard, c'était fêlé. Comment envisager quelque chose qui dure avec quelqu'un qui est encore moins capable que vous de s'engager, incapable de quitter ce qu'il a déjà? Alors je continuerai à être seule, et ça, au moins, je sais faire. Ca ne m'angoisse même plus, cela me rassure.
Je continuerai à marcher seule dans Paris, avec mon petit bonnet et mes doigts rougis par le froid, à aller au restaurant entre copines, à ne rien avoir à sacrifier, pas de choix à faire.
J'attendrai que mon coeur palpite vraiment, et pas seulement parce que le funiculaire est en panne et que j'ai dû rejoindre la Place du Tertre par les escaliers.
Et le pire, c'est que je me suis faite à ces déceptions, et que cela ne me fait plus rien, ni chaud, ni froid, et que je continue à marcher, presque soulagée de m'être débarassée de ce souci, de ce sujet qui me parasitait la tête.
Une adresse: Tombées du camion, 17 rue Joseph Maistre Paris 18°, M Abbesses, tombeesducamion@hotmail.fr
Du bric et du broc, des yeux de poupées à l'unité, des boutons des années 50, des boucles d'oreilles vintage, vieilles étiquettes... des trucs des bidules, tous bien rangés, à n'en savoir que faire, mais à donner envie de tout acheter!
Je ne suis ni triste ni survoltée, juste un peu absente ces derniers temps. J'ai toujours eu du mal avec les changements de rythme, alors la fac m'assomme, je plane, et je dors beaucoup. Je me noie dans un verre d'eau, faisant des listes de choses à faire, que je ne fais pas toutes, et faisant et organisant d'autres choses.
Je rêve que j'oublie de préparer le repas pour 15 personnes de mon anniversaire, et que je suis obligée de traverser Paris en métro pour aller acheter des kilos d'escalopes de dinde. Je cherche un thème à cette soirée tout en sachant qu'il n'y en aura finalement pas.
Il y a aussi ces chassé - croisés avec des garçons, et cette vérité qui s'impose, que je connaissais mais qui prend là une saveur amère, alors que je suis assise dans une station de métro, que rien ne sera jamais facile. Et je ne veux pas de pis - aller, mais je ne veux pas ne pas vivre non plus. Mon véritable amour se cache t'il derrière quelque chose qui aura commencé doucement? Moi je veux de la passion. Il va falloir apprendre à chasser mes envies d'idéal. Tout est toujours trop compliqué et surtout, je ne semble pas être destinée à être attirée par quelqu'un de libre. A trop rêver d'un idéal, finit - on par se l'interdire?
Compenser avec des sac à main glam' et s'organiser des soirées de rêve, l'une sur une péniche avec Marie, l'autre peut - être avec Mathi et de beaux ingénieurs, la dernière avec des tas de gens que j'aime, et ce n'est bizarrement pas cette dernière qui m'angoisse le plus. Curieusement aussi, le critère financier n'est pas pris en compte dans tout cela, peut être parce que, précisément, mes finances sont au plus mal. Toujours est il que je me laisse porter, expliquant au petit Noé que "tu sais, je suis un peu bizarre en ce moment, mais quand même, tout va bien".
Il acquiesce, l'air sage.
Tout est tellement plus facile lorsque l'on a quatre ans et que l'on joue à l'Oiseau Qui Fait Des Guilis avec sa baby - sitter.
J'ai passé la nuit à papoter avec mon ex - meilleur ennemi. Alors qu'on venait d'aller prendre ensemble un café. Et c'est si bon de ne plus s'entre - déchirer, mais au contraire de rire, rire. Concours de grimace, cette nuit on avait cinq ans, on était des enfants. Enfin, des enfants aux sous - entendus un peu ambigüs tout de même.
Il habite à Tours, comme Mélis. Enfin, pour un an seulement, après il revient ici.
Alors ce matin, contraire à mes habitudes pas de réveil. Levée à pas d'heure, je finis de ranger, de valiser. Reste à passer l'aspirateur. A imprimer mon emploi du temps. A lire L'école des femmes.
Je pourrais rêver sans fin comme je l'ai fait cette nuit. Et me réveiller avec ce soleil d'hiver. A Paris, le soleil est sur ma joue lorsque je me réveille le matin, et c'est si doux. Mais je vais devoir m'en passer pendant trois mois, fermer les stores et les fenêtres, car le ravalement de façade impose des échafaudages jusque devant mes fenêtres sur le toit.
C'est si dur de quitter de si longues vacances...
Une plongée dans la brochure orange aux coins élimés intitulée Sorbonne - Paris 4 -Licence Lettres Modernes.
Se resaisir de L'Ecole des Femmes, et des fiches de latin - grammaire.
L'appréhension qui remonte.
Choisir Initiation à l'étude de la religion romaine, ou a la littérature de la renaissance?
Latin, pas le choix, même si celui - ci est vicieusement placé dans les crédits libres.
Parce qu'en troisième année, obligatoire.
Repenser budget repas, envsager les grosses valises à déménager le 8.
Le coeur qui bat, repenser au grand amphi, aux TDs, à la cafèt, avec dans le ventre un mélange d'appréhension, peur de la grosse machine qu'est la fac, mais aussi de la fierté, presque de la joie, parce que la fac, finalement, on aime.
C'est tellement bien d'être étudiante.
Et lorsque l'été a duré si longtemps, on a soudain l'impression que retourner en cours signifie Tournant de ma vie. Nouveau monde, nouvelles têtes? Un pas de plus vers la troisième année en quartier latin.
Mais là, tranquille dans ma chambre de petite fille, je suis quand même bien, les pieds nus, pas de pression, pas grave si je n'ai pas entendu le réveil, et là, je n'ai pas envie d'y retourner.
Playlist: Vanessa Paradis, Le tourbillon de la vie.

Maison vide. Petit frère fait la fête au Madeleine Plaza. Papa et Maman papotent en famille autour du feu dans des sous - bois beaucerons et dorment sous la tente. Le reste du monde a une vie sociale. Et moi je regarde France 2, je me choisis un DVD pour ce soir, je me prépare un dîner inspiré des recettes de purées de Petit Luc et de Petite Lison, et je m'acharne.
Sur cette pauvre étagère en bois brut qui n'a rien demandé à personne, mais que j'ai décapée, repeinte, tout en regardant la télé. Je suis hyper polyvalente.
Bilan, je me suis bien épuisée, c'était rigolo, je suis bonne pour une seconde couche de blanc demain matin, j'ai les mains tâchées (c'est de la pub mensongère la peinture à l'eau, va falloir que je sorte le White Spirit) et je suis toute seule.
Wouaw, je vais peut être me convaincre que je n'ai pas perdu ma journée finalement?

Deauville, sans Trintignant, le 20 septembre 2006
On avait prévu de s'évader avec Maman, alors c'est ce qu'on a fait.
On a pris la route, hop hop hop, dans notre titine rouge, direction la mer. J'ai roulé roulé roulé, oui parce que c'était moi qui étais au volant. Des kilomètres à faire. J'ai doublé des camions, et roulé roulé roulé. J'ai cédé le volant à Maman pour la fin du voyage.
On a fini par arriver devant la mer. On a foulé les planches, enfilé nos maillots, et hop, à l'eau. Si claire, si fraîche, pas trop de houle. Je m'en serais saoûlée. Retrouver le bonheur de se sécher au soleil, assouvir notre faim, parce que les émotions ça creuse, les pieds dans le sable à dorer sur une serviette.
Lire, somnoler, se balader dans la ville. Rêver devant les grands hôtels, et devant la boutique longchamp. Se rebaigner, puis finalement repartir.
Cette journée, un vrai road - trip.
Sinon hier, j'ai reçu des cartes postales.
Bizarre, y a dessus des endroits que je connais...
Le soleil qui brille au dehors m'éblouit et m'assome un peu. Je ne suis décidément pas une fille de la chaleur. Je pense sans fin depuis deux heures à la tenue la plus appropriée pour ce soir, à savoir un baby - sitting [jouer à quatre pattes / dîner purée / bib' de lait] et à la suite un dîner dans le quartier chinois, puis un verre dans un pub avec Paule. A prendre en compte, la chaleur de l'appartement de petit Luc, celle de Paris, mais aussi la fraîcheur du soir, et le fait que je n'aime pas prendre le métro en jupe. Jean ou pas jean?
Et cette question existentielle me fait tourner en rond. Penser à laver un jean. Passer l'aspirateur. Cueillir des feuilles de pêcher pour Mamy. Je fais des choses, pas d'autres, je tourne en rond, pianote un peu sur google, puis m'en vais. Pas le souffle, bonne humeur freinée par une fatigue latente. Petit Frère dort à côté, la douleur qui s'est réveillée lui prend sa vigueur.
Il faudrait se secouer, mais trop chaud. Agir, agir, mais mon cerveau me crie, je suis en vacances.
Alors je me laisse couler, et je mets des heures à résoudres ces minuscules questions, et c'est bon.
Je n'aurai pas perdu ma journée, ce matin en bas de chez moi, dans mon domaine parisien, j'ai croisé Delanoë.
C'est Kowalsky qui m'a bidouillé l'affichage des catégories? En tout cas merci :)
Note: Ne jamais regarder ses 883 photos de Coutain à deux heures du mat', ça détruit le moral.
Si je devais commencer ce débriefing par une phrase toute simple et un peu éculée, je dirais "il était une fois une petite mijie qui partait tous les ans en Normandie".
Et puis un jour elle eut bientôt dix - neuf ans et ce fut cet été. Et nous étions une quinzaine, et nous sommes potes.
Je raconterais alors les maisons dépaysantes pour une côte Normande, les prix qui montent et cette ville qui devient le nouveau St Trop si l'on omet la météo, les pseudo célébrités qui s'y bousculent (Juppé, Fifi Chachnil, Candeloro). Je dirais aussi nos Q.G. en temps de pluie, le café des Pailottes au sol duquel il y a du sable, la Soifferie, boîte de campagne mythique avec piscine, Soif' pour les intimes.
Je finirais par nos hurlement hystériques entre filles lorsque nous arrivâmes à la fin de la saison intégrale de Desperate Housewives, rediffusée gracieusement par mon gentil PC les après - midi de pluie.
Et puis il n'y a pas eu de ski nautique, mer pas assez d'huile, peu de palourdes car je n'aime pas ça, mais de divines moules - frites dans une gargotte pourrie absolument mythique, la Cale. Déco vieux pêcheus, bibelots atroces et vieilles photos de famille sont au rendez - vous dans cette presque cabane de pêcheurs où l'on met soi - même le couvert sur de grandes tablées en bois.
En plus classe, je pourrais aussi, surtout, vous raconter cette virée magique pour les sens et les papilles que fut ma visite au Mascaret. Un petit écrin de fille, un endroit rose et théatral où même le repas est une représentation, un régal.
En vérité, nous n'avons pas fait grand chose. J'ai bu parfois un peu plus que de raison, sans pour autant la perdre. J'ai recontré un Prince Charmant en Intérim, du premier regard j'ai su l'aventure d'un soir. Mais au contraire des autres plutôt goujats, celui ci était réellement Charmant. Alors j'ai saisi ma chance, même délétère. Même si il était pour moi, infidèle.
C'est ce détail de taille qui m'a fait me faire cet été mon premier ennemi. Un méchant crétin, l'amoureux d'une amie aveuglée, qui m'a insultée, a voulu guerroyer et s'est finalement fait jeter par le videur. La première fois qu'on se battait pour moi. Prince Charmant versus Méchant Chevalier Noir. Une expérience à vivre, à reitérer, non merci. Les insultes gratuites, ça m'a fait trop mal.
Alors cet été j'ai aussi appris à souffrir en (presque) silence. Ne pas dire mes muscles déchirés par la toux et mes nuits d'insomnie coqueluchitiques. Taire la douleur de se faire insulter en public avec des mots qu'on ne devrait jamais articuler.
Et puis nous sommes allées à Rennes, pour visiter l'appartement d'Aurélie, les premiers départ de chez papa / maman. L'excitation de la première colloc', du choix du lit, du bureau, de la vaisselle, de la table de salon, par procuration. Il y eut aussi, de nouveau, les virées en BX millésime, les angoisses de Marie pour ses concours ratés et son copain que tout le monde aime sauf ses parents, ça mouvemente un été.
Un été formidable comme j'en attends tant d'autres dans ma vie, avec ses moments de déprime aussi, ses confidence et ses engueulades, mais surtout l'immense plaisir d'avoir des amis et de pouvoir passer du temps avec eux, sans compter, et quand c'est fini ça recommence toujours. Et plus tard on aura des enfants, et on les emmènera à coutain, et on sera tous aux mariages des autres, et on ira se voir à l'autre bout de la terre, parce que c'est ça les amis.
En plus il me reste plus d'un mois de calme, à lire, me cultiver, manger des tartes aux pommes, visiter des musées, faire la fête avec Paule, vivre encore quoi.
Et oulàlà, une faute sur la photo "représentation" mais flemme de la refaire...
Et la phrase du jour serait: J'ai les oreilles emplies du clapotis de la pluie sur mon parapluie.
Ces journées là sont fécondes.
Alors je vous résume la situation: le 1/4 d'heure internet a beau être à 1€, je suis tellement fauchée que je n'ai pas le temps de papoter ici. Ni de poster des commentaires. Mais je rentre tout fin août, voire le premier septembre, et je vous raconterai. J'ai hâte, un peu, de retrouver mon WIFI. J'essaie quand même de vous lire, en passant.
Je suis malade, très, je tousse fort, on sait pas trop ce que j'ai. Peut être une forme résistante de la coqueluche. Y a qu'à moi que ça arrive. Je me soigne. Héhé.
Toujours pas de Prince charmant, il n'habite aps la côte normande il paraît. Jmen fous, moi, je finirai par le trouver.
Allez, je vais me faire un Earl Grey bien chaud pour contrer ma toux, et puis j'ai mes copines qui ont des potins à me raconter. Ca marche bien le potin dans le coin.
Des baiser pas trop contagieux, à tous.
Et à bientôt.
Je valise, entre deux bouffées de chaleur. C'est fou, Coutainville, j'y vais depuis que je suis née, mais toujours, chaque année, il y a cette exaltation d'y retourner, pressée de retrouver mes coins favoris, ma chambre, se réjouir de








