~ Du reste du monde. ~
mercredi 23 avril 2008
Guinessista.

Dublin avril 08 petite.jpg

Pondu par Mijie at 05:00 PM | Express Yourself (5)
vendredi 1 février 2008
Berlinerin.

BERLIN.jpg
La fin d'un voyage, une autre ville à ajouter sur ma liste de "un jour j'y vivrai". Même si, je suis tout de même trop parisienne pour cette ville. Sans m'y sentir chez moi, c'était mon élément.
Je garderai une tendresse particulière pour le Sony Center, et le clapotis des gouttes d'eau sur l'inox, qui rendait magique et poétique cette voûte - chapiteau amarrée entre des buildings de verre. Je garderai un souvenir ému du Dom et de ses ors tout en finesse. Je garderai un sentiment de grandeur en repensant aux dimension d'Unter Den Linden.

Mon allemand est un désastre, mais à trois on a réussi à répondre, tout de même, à un sondage Ipsos sur l'Alexander Platz. On a marché, vu, senti Berlin.
Berlin qui est si moderne, qui sent la friture et le Burger King, Berlin qui n'a rien à voir avec cette ville communiste que l'on nous dépeint dans les livres d'histoire. Berlin qui, finalement, a à la fois à peine mon âge, et en même temps tellement plus de souvenirs. La ville mais sans le stress, sans les voitures, avec des bus à impériale et des vélos partout, où l'on mange tout le temps.
Y retourner, en été.
J'aime tant les capitales.

Pondu par Mijie at 07:07 PM | Express Yourself (8)
jeudi 24 janvier 2008
Veuillez laisser un message après le bip sonore.

Bonjour, vous êtes bien sur le blog de mijie. Je suis absente pour une semaine. Vous pouvez laisser un message sur les multiples updates de ces derniers jours (preuve que je ne bloggue pas qu'en temps de partiels) et je vous répondrai dès mon retour.
Vous pouvez spammer aussi, je suis certaine que EnlargeYourPenis, ViagraTop et autre WantsPrettyBoops ne vont pas se gêner, eux.
Je vous rapporterai une jolie photo de la porte de Brandenburg, vous pouvez en être sûrs!
Amusez - vous bien!
mijie

p.s.: ma valise fait 14 kilos, dont 4 de valise et 10 de contenu, c'est dingue. J'ai même failli prendre le modèle de valise en dessous mais dans ce cas, je n'aurais pas pu faire de shopping, trop dommage.

Pondu par Mijie at 11:23 PM | Express Yourself (2)
jeudi 17 janvier 2008
Klipp und Klar.

Départ le 27 pour 6 nuits à Berlin. Pour Dublin, c'est reporté.
On a les billets, pas encore le dodo, et je vais devenir experte en comparaison d'auberges de jeunesse. Là, à 7,90€ la nuit, pour le moment on s'en sort pas trop mal.
Besoin de préciser que cette recherche m'amuse beaucoup plus que les révisions pour la littérature demain?

Pondu par Mijie at 03:30 PM | Express Yourself (5)
jeudi 13 septembre 2007
Mind the gap - Please stand clear of the doors.

BIGBEN.jpg
La Tour de Big Ben, jeudi 6 octobre. La lumière étrange est authentique.

Dieu, que les chips sont bonnes à Londres, et Dieu que le reste de leur bouffe est mauvaise. On roule tellement à gauche à Londres, et les gens sont si gentils, serviables, lorsque cinq filles charmantes posent de naïves questions avec un accent français.
L'auberge de jeunesse sentait la sueur et la bouffe paki, mais peu importe, on était ensemble, les 5 filles, les Five Palace Green, toujours en chantant, toujours enchantées. On n'a accordé qu'un place négligeable au sommeil, je suis donc éreintée, mais on connaît bien mieux Londres de jour comme de nuit.
Et on connaît Oxford Street, Topshop, Boots, Primark, par coeur.
C'était génial. Epuisant. Plein de rencontres et de rires, et de soleil aussi, un véritable été indien.
On y retournera. En octobre? Vite vite, trouver des Euros à convertir en Livres, et on y retourne.

P.S.: Kowalsky, la Reine n'a pas eu le temps de me recevoir pour le thé, mais je lui ai laissé un mot avec tes baisers sur la grille de Buckingham.

Pondu par Mijie at 12:19 PM | Express Yourself (2)
mardi 4 septembre 2007
The Day.

Pour répondre à Lola - Valérie, départ demain 08H07 pour un séjour de sept nuits à Londres. Une petite semaine pour découvrir les trésors de la capitale, ses musées, son architecture, ses parcs, ses pubs, ses boutiques, sa... gastronomie :)
En rentrant, j'organiserai l'anniversaire de Maman, je travaillerai peut être au Fil des Marques comme Vendeuse - Magasinière, et je reprendrai les cours le 8 octobre.
Ma Mathi chérie, prends soin de tes hommes pendant mon absence, et en rentrant on fait la fête. Et puis, si ça lui dit, comme moi je vais pas tenir jusqu'à fin octobre pour te voir, on pourrait inviter ton amoureux à nos pique - niques télé de filles (à titre exceptionnel évidemment!)? Je promets d'être bien sage.
Je vous promets aussi de prendre des photos, de rapporter des choses croustillantes à dire (bon là, on n'est sûrs de rien, mais on compte bien écumer les pubs et l'auberge de jeunesse n'a pas de couvre - feu, alors...).
Et peut être des trucs croustillants à grignoter devant la télé de Mathi et sur les bancs de la fac.
Allez, je vais traîner mes Converses près de la Tamise et je reviens!

Pondu par Mijie at 07:47 PM | Express Yourself (2)
vendredi 13 juillet 2007
Leaving again.

Je repars, encore, une fois, à Coutain, pour 5 semaines cette fois - ci. On va fêter l'admission de ma petite Marie à HEC, Marie qui l'an dernier était au fond du gouffre, Marie qui a remis le pied à l'étrier, rembobiné l'année et a finalement excellé, comme on s'y attendait tous sauf elle. Autant dire que je risque de ne pas être fraîche dans les jours à venir, fête oblige.
Mais dès qu'on sera redescendues sur le sable, promis, je reviens, je vous fais signe. Je pense me connecter au moins une fois par semaine, je ne suis pas complètement partie.
Message à ma Mathi: le cyber café ferme à l'heure du repas, l'heure à laquelle on se voit sur msn d'habitude... Mais je t'enverrai des tas de mails, j'espère même des photos et tout. Et aussi le nom du B.G. que je vais trouver cet été (oui oui j'en suis sûre, même si c'est juste le temps de m'amuser!).
Message à Mélis.: Grands Dieux, je viens de voir que tu partais le ... 2 septembre, c'est ça? Alors tu Calgarysera sans qu'on se revoie... Et j'en suis tellement heureuse pour toi, que tu partes! Ne nous oublie pas ici, raconte - nous tout, le froid, l'accent, les études, les gens, les supermarchés... Et puis internet n'a pas d'horaire, alors il nous reste Gmail, et même son chat bizarre.

Je vous embrasse, et je file. Mon carnet UnderVelvet va pas mal me manquer, et vous avec.

Pondu par Mijie at 02:23 PM | Express Yourself (3)
mardi 26 juin 2007
Je suis vivante, je ne suis pas un système binaire.


A vrai dire, ce n'était pas vraiment le bout du monde, ça reste Coutain, et puis, il s'en passe des choses dans le Cotentin hors saison. Je ne vous avais pas vraiment dit que je partais. L'aviez - vous seulement remarqué? Ca m'a amusée de filer en catimini. Comme des après - midi passées à cramer sur la plage, des lectures, des épisodes de Grey's Anatomy ou des soirées de cuite, oui. Il a aussi plu beaucoup, réputation oblige. Et on a aussi beaucoup mangé, des moules frites et des kebab, des galettes nutella et des purées de courgette. Ce Days Off m'a fait du bien. Je suis oxygénée, j'ai de belles couleurs. J'ai vécu en célibataire dans cette grande maison de vacances avec du sable dans les coins des pièces, et où on dort si bien après les fatiguants bains de mer glacés qui nous vident de notre énergie. Et j'ai fait la fête, tout mon saoul. C'était drôle de danser sur le podium, dans une boîte de nuit quasi vide, de papoter avec la patronne, tout en priant un parterre de rugbyman bien avinés de nous déscotcher un peu. Et de revenir le lendemain, dans la même boîte, notre QG de toutes les années, comble cette fois - ci. Puis le week end d'après. Et ce sera pareil tout l'été.
Petites rancoeurs et gros potins des petites villes. On s'engueule parce qu'on s'adore, dans ce genre de contexte. On décortique chaque scène de Vent mauvais, tourné à Coutainville. On est bien, en fait, même si le café est dégeu.

Petite note perso, pour Benji (voir note précédente). Ton commentaire méritait d'être cité en bonne et dûe forme ici, et donc, pas seulement dans les commentaires. Merci pour ce très très long commentaire, même si en toute honnêteté, il n'était pas toujours très clair :) Je voudrais juste y répondre, dire que je suis heureuse que tu prennes du recul par rapport à ce que je dis ici. Parce que moi aussi, j'en prends, du recul. Ce blog est un carnet, un déversoir, où je jette mes mots sur le moments, dans les coups durs, dans les moments heureux, souvent sans me relire. C'est ici que s'expriment la fille fragile, la femme blessée, l'enfant gâtée, la personne heureuse. Parfois pas toutes autant, et pas toutes en même temps. Parfois certaines des ces facettes de ma personnalité ne s'expriment pas ici, parce qu'elles n'en ont pas envie. Ce sont souvent les moment heureux que je tais, parce que le bonheur n'a pas de mots. De fait, ma personnalité toute entière n'est pas représentée ici. Ce n'est qu'un côté de moi, souvent celui qui s'interroge ou qui s'angoisse, que vous voyez ici. Alors oui, tout cela, je le sais. Et je ne le dis pas pour me donner bonne conscience. Je sais que les mauvais moments passeront, et c'est justement en les consignant ici que je les fais passer. Je relativise. Vraiment. Pas seulement pour contrer les remarques. Je ne veux ni compassion, ni exaspération. Je ne veux rien, en réalité. J'écris. Ensuite, ça va mieux. Je vis à fond, je suis, et cela passe aussi par des coups durs, je le sais.
Et bien souvent, quand rien ne va, on s'énerve sur ce corps qui nous encombre, plutôt que sur les autres problèmes dont l'immatérialité fait qu'ils nous échappent. On s'agace de ne pas se sentir sensuelle ou belle, alors à défaut de mieux, c'est la taille de jean qui paye, parce que c'est le moyen le plus universel de dire qu'au fond, peu importe ce qui est inscrit sur l'étiquette, mais ces membres qui dépassent, cette tête qui bourdonne, cette graisse qui nous entoure, nous donne la nausée et envie de changer de corps et d'hémishère. Ce n'est pas un moyen futile de dire qu'on est pas belle gna gna gna. C'est juste que certains jours, je suis mal, au delà d'être mal dans ma tête, je suis mal dans moi.
Même si le lendemain, je peux danser sur un podium et me sentir plus belle et désirée que n'importe quel top model, sans même qu'un homme me touche ou me regarde.
Je ne sais pas si j'ai été claire, moi non plus. Mais tout ce que tu me dis, dans cet article, je le sais déjà. Je sais que c'est sans y penser que je rencontrerai quelqu'un. Mais ce blog, c'est parfois la partie de mon cerveau qui y pense.
Je suis à la fois ravie de ce commentaire, et déçue que l'on puisse penser y trouver l'intégralité de mon être. Je suis aussi déçue que tu me penses si enfant. Je grandirai encore je le sais. Mais je grandirai jusqu'à ma mort, je l'espère, autant que toi, je grandirai sans fin, je ne veux pas être ni adulte ni enfant, je veux être moi. Et je crois que je le suis déjà pas mal. Je suis vivante, je ne suis pas un système binaire. Tu demandes si je suis trop gâtée, ou capricieuse? Je le suis certainement, mais pas assez, puisque je le sais. Je suis normale. Je grandis. Je me mets en danger, je souffre, je ris, j'aime, je savoure. Et j'en veux le plus possible, bien entendu. Quel malheur de n'être pas gourmand pour sa propre vie. Je vise haut. Je n'aime pas le médiocre, que puis - je y faire? Banal, oui, mais pas médiocre.

Alors voilà, tout ça pour dire, que je suis contente d'être lue avec tant d'attention. Mais attention, justement. On est sur un blog, là, pas sur mon encéphalogramme. C'est imparfait, imprécis, sentimental, ça vient des tripes. Je me plains ici pour ne pas me plaindre ailleurs, pour encaisser les évènements, pour mieux analyser en mettant des mots. Je suis celle si complexe que tu as du mal à analyser.
Mais merci d'avoir exprimé avec tant d'honnêteté ce que tu y voyais.

D'ailleurs, j'ai toujours détesté Emma Bovary.

Pondu par Mijie at 12:40 AM | Express Yourself (1)
lundi 28 mai 2007
La tragédie du Monop' à sept heures du soir.

Je viens d'avoir une révalation qui m'a littéralement irradiée: mon quartier est honteusement trop branché. En effet, les petits restaus italiens, c'est branché, les coiffeurs bizarres et les boutiques design, c'est branché, les traiteurs grecs et hongrois, c'est branché, les bobo, c'est branché, les écoles catho et les japonais à côté des synagogues c'est branché. Et, summum du branchouille parisien: le daily monop'. Là où tous les jeunes bobos de la capitale se pressent à 19 heures trente, de retour d'un petit week - end prolongé très champêtre, ou bien après avoir passé l'après - midi sous la couette. Bref, le Daily Monop', c'est in.

Il n'y a bien sûr que moi dans toute la capitale pour débarquer dans ce haut lieu de la branchitude-bioitude-initude/bouffeitude/designitude parisienne, non pas pour effectuer un acte de mode délibéré, mais bel et bien pour me ravitailler. Comme c'est incongru. Oui, mais moi, je ne reviens pas d'un week - end champêtre en amoureux, mais bel et bien d'une escapade en Picardie, avec mes parents et avec des amis de ceux - ci. Très gentils au demeurant, mais un peu trop Gadz'arts pour que ce week end puisse être qualifié de glamour. Et, revenant de ce week-end, fatiguée par une nuit passée dans une pièce avec deux couples (et tout le stress qui s'ensuit, dû principalement à l'angoisse de devoir affronter un bruit de succion mal dissimulé), épuisée par le débat GPS vs carte Michelin des parents, il n'y a que moi pour me rendre compte que ce soir, je suis seule dans l'appartement que je partage d'habitude avec mes grands - parents, et que le frigo est VIDE. Je file donc au Daily Monop'.

Et c'est aussi très in de venir au Daily Monop' en arborant à son bras le dernier Gérad Darel et/ou un mec hyper fashion mais pas trop (un peu du genre du mec de Sofia Coppola, le chanteur de Phoenix, par exemple). Pensez bien qu'en ce qui me concerne, échevelée par la pluie, les lunettes de travers, le fond de teint en fin de course, je n'ai pensé à aucun de ces deux accessoires indispensables.
Mais face à ce terrible constat, je me saisis cependant de mon courage et de mon panier et m'attelle à ma dure tâche: le remplir pour un dîner pour UNE personne. Et ce en affrontant les regards amusés (si si j'en suis sûre) des couples très BeauxJeunesEtBranchés qui m'entourent. Avec un courage très régime, je m'empare d'une salade hors de prix, que j'assortis avec faiblesse d'un paquet de chips bacon, il n'a pas beaucoup de discussion mais me tiendra quand même compagnie toute la vie, lui, sous forme d'un joli bourrelet aussi fidèle que mon célibat, là, sur mon ventre. L'hypoglycémie me guette, je cède donc. Enfin, excédée, je jette d'un poing rageur une bouteille de Yop vanille dans mon panier, dont les effets iront compléter ceux du panier de chips cité ci - avant.

Avec le courage de SuperCélibataire, je me lance à l'attaque de la caisse, dont la queue qui s'allonge ressemble curieusement à celle de la tour Eiffel en pleines vacances scolaires japonaises. Je m'efforce de ne pas constater que l'autre femme seule dans la queue est indécemment enceinte, ce qui prouve qu'elle a eu au moins une vie sexuelle il y a près de neuf mois, et que le seul homme seul dans la pièce est le vigile, qui par malheur (pour lui et moi) est très laid et semble très bête, aussi. Je finis par atteindre la caisse, après m'être convaincue de ne pas assassiner le petit couple devant moi, dont la jeune femme serre amoureusement dans ses bras ce qui semble être de la litière pour chat, mimant un nourisson qui braille, et couvant son "petit ange" de mec bombe sexuelle d'un regard tellement mielleux que j'en viens presque à me dire que je suis seule mais qu'au moins, je reste digne.
Le caissier est adorable. Finalement, le Daily Monop' a peut être ses bon côtés. Très vite, j'évacue cette idée de ma tête en réalisant qu'il a été autant adorable avec le mec de la petite pouffiasse blonde devant moi. Il passe ma carte dans le lecteur, je me dis Ouf, on touche au but. Carte muette. Il la repasse. La rerepasse. La rererepasse.

C'est alors que je constate que je vais devoir abandonner là mes emplettes, me plier à la dure loi du célibat, car je n'ai pas de mec qui puisse me tendre sa carte bleue et m'offrir ma salade-chips. Je vais devoir courir sous la pluie jusqu'au distributeur, pour extirper à mon Livret Epargne de quoi me sustenter (puisque la carte bleue ne marche pas non plus pour retirer de l'argent sur le compte courant).

J'abdique, mon honneur ne vaut rien face à la faim. Je reviens, essouflée, décoiffée, le fond de teint de plus en plus douteux et les lunettes de travers, emplies de buée, et me précipite sur ma caisse, où la femme enceinte est en train de payer. Maigre victoire, je passe devant tout le monde. Bon, ça râle derrière, mais je précise avec ma voix de mégère que tout de mème, j'ai déjà fait la queue une fois. C'est est trop, les petits couples gnagnan qui roucoulent et qui s'acharnent sur moi, j'en ai ma dose pour ce soir, je m'en venge à voix haute!

Mauvais calcul, je me rends compte en me retournant, à la fin de ma phrase, que je viens de prendre comme tête de turc la seule bombe sexuelle et visiblement célibataire de tout le 9ème arrondissement. Honteusement, je plonge la tête dans mon porte monnaie girly, tends par inadvertance deux billets de 10€ au lieu d'un au caissier qui m'en rend un avec un air entendu, sauf que moi, j'arbore mon air le plus idiot, je n'y comprends rien. Je finis par encaisser la monnaie, par réclamer au caissier mes achats, tout de même ça peut servir, il me sourit et rigole avec moi d'avoir oublié de mes les donner, je me dis, tiens peut être une touche. Il est pas si mal ce caissier de Monop', même si'il n'est que caissier.

Ah merde, il est aussi très marié. Enfin il a très une alliance à la main gauche.
Dépitée, j'abdique, entre le Daily Monop' à 19 heure et moi, c'est la fin d'une belle histoire, qui n'aura pas même eu le temps de vivre ses plus belle heures. Je plonge le nez dans mon écharpe et file en haut de mes quatre étages, en rêvant à ma salade chips bien méritée.

C'est à ce moment que je me suis dit qu'il fallait que j'avertisse les célibataires de Paris des dangers sur le moral du Daily Monop'.
Et c'est aussi à ce moment là que j'ai réalisé que je n'avais même pas utilisé ma carte de fidélité Smiles. J'ai vraiment tout perdu au Monop' de la Rue de Maubeuge, en ce lundi pluvieux d'Ascencion en Célibataire.

[Article écrit tout exprès écrit pour le CDBNA, et donc disponible dès maintenant sur ce site à la renommé mondiale!]

Pondu par Mijie at 10:26 PM | Express Yourself (2)
dimanche 22 avril 2007
Ziguli. *

SIENNE.jpg
San Gimigniano, une fin d'après midi.

Ca c'est fait. Mal, peut - être, mais c'est fait. Je rêvais d'avoir pour ces premières élections un avis tranché et un candidat tout trouvé, mais ça n'a pas été le cas. J'ai voté par élimination, mais j'ai eu la joie de voir que je n'étais pas la seule jeune dans l'isoloir, bien au contraire.

Ca fait tout drôle, de voter après une semaine d'immersion totale dans les infos italiennes, loin des médias français. Et ça n'aide pas à faire un choix.
Mais ça aide aussi à atterrir, parce qu'après une semaine de soleil toscan, de cathédrales, de jambon et de parmesan, j'ai du mal à penser que demain je serai à la fac.
Il serait difficile de résumer tout ce que l'on a pu voir pendant ces sept jours. Il faudrait dire des cathédrales, des fresques, du soleil, la tour de pise, de jolies villes médiévales. Il faudrait préciser qu'on a beaucoup, beaucoup marché.
Il faisait beau, et je me suis habillée toute la semaine comme en été.
Il faudrait aussi dire que l'on s'est baignés à Pise, deux fois, que l'on a mangé surtout du jambon et de la salade, et pas tant de pâtes et de pizzas que ça.
Il y a beaucoup de français à Florence, et bien trop de boutiques de luxe pour moi, on ne peut pas y faire de shopping avec mes moyens.
Même si je n'aurais pas franchement envie d'aller habiter en Italie (voir pas du tout, mon truc c'est plutôt les Etats-Unis, voire Barcelone), il faut avouer que la Toscane est magnifique. (Même si en voiture, ça tourne... beurk.)

Mais... l'italiiiiie, c'est finiiii, je ne sais pas si j'y retournerai un jour.
Parce que pour les jours à venir, on prévoit des retrouvailles avec Mathi, un contrôle de stylistique non révisé, un concert de Pierre en bonne compagnie, quatre jours de travail abrutissant dans un entrepôt de dégriffés, des jours fériés et peut être même une rallonge de vacances à la mer.
*http://www.ziguli.it

Pondu par Mijie at 12:46 PM
vendredi 13 avril 2007
Toscane express.

pieds dans le sable.jpg

J'aime à dire que je suis entre deux avion, même si en vérité, je suis rentrée en voiture et en train. Mais demain, je ne sais pas au juste à quelle heure, car je partirai cette fois - ci avec les parents et les parents ça gère tout, je reprendrai l'avion, pour une semaine de Dolce Vita.
D'ailleurs, dans le lecteur, Dean Martin chante pile en ce moment That's amore et les chorus reprennent en choeur vita bellaaaa.
La mer m'a requinquée, ce bleu immense et intemporel me remet à ma place, entre le sable et le ciel, si bleu, si pur. Voir des enfants courir sur le sable, chercher des oeufs dans le jardin, rire de tout et de rien, en famille, ce sont ces choses qui n'ont pas de prix.
Et puis bien sûr, Paule était là. Avec qui d'autre aurais - je bien pu aller dans un cimetière au beau milieu de la nuit, avec une demi bouteille de vin dans les veines? Avec qui d'autre aurais - je bien pu draguer les agents du BTP et narguer les auto - stoppeurs, en BX millésime dorée avec aileron?
Cet avant goût de mois d'août a été merveilleux, même si des taches noires n'ont cessé de me rappeler sur terre. Un décès, une chute, des révisions et du stress pour certains, la Dolce Vita ce n'est jamais parfait.

Je compte tout de même en prendre mon compte de Palazzo Pitti, de levers de soleil sur la Toscane, de cafés glacés, de vélo dans Florence, ramener des trucs bizarres des supermarchés comme à mon habitude, enfin tout.
Et continuez à squatter, j'aime revenir dans une maison habitée, je déteste l'odeur de renfermé de la rentrée.

Pondu par Mijie at 10:37 AM | Express Yourself (2)
mardi 3 avril 2007
Pour aller à la fac.

Pour aller à la fac. Je remonte me brosser les dents, je mets du parfum, je claque la porte. Parfois, j'ai un petit pain beurré encore coincé entre les dents. Pour aller à la fac. Je descends mes quatre étages, et prends une grande inspiration, avant de passer le joli porche. Je manque de percuter quelqu'un qui descend la rue, systématiquement, et cinq mètres plus bas, je me retiens de me regarder dans les vitres sans tain des bureaux au numéro 7, parce qu'il y a derrière une salle de réunion. Pour aller à la fac je tourne devant la galerie d'art, et j'observe en rêvant, en ce moment, le magnifique planisphère publicitaire Air France des années 50.

Pour aller à la fac, devant le Franprix, je dis bonjour à Pierrot, même si bien souvent il a déjà tellement bu, qu'il ne se rappelle souvent plus qu'l m'a donné, un jour, un livre, le jour où l'on a parlé de mes grands parents, qu'il connaissait.
Pour aller à la fac, je traverse la rue et me regarde dans le miroir de la boulangerie, puis marche avec confiance jusque devant la banque.

Devant la banque, il y a le gentil ébéniste, qui ne demande rien mais assis là, dit bonjour et souhaite bonne journée. Parfois, il a avec lui son petit chien. J'essaie de ne pas avoir à aller à la banque, à ma banque, lorsqu'il est là, pour prendre ou déposer de l'argent.
Puis il y a la seconde boulangerie, pour aller à la fac. Je n'y achète rien. Devant il y a le vieux monsieur, assis sur sa valise, à qui je dis toujours que je n'ai rien, ou a qui je ne dis rien. Pour aller à la fac, j'évite son regard.
Pour aller à la fac j'évite aussi le regard du monsieur roumain devant la boulangerie moisan, à côté du métro, et de celui de sa femme, au bout de l'escalator.
Pour aller à la fac, je dis au monsieur en bas des escaliers du métro que je n'ai rien.
Pour aller à la fac. Je pars du 9ème arrondissement. Je n'achète jamais rien à manger en public.
Pour ne pas. En allant à la fac. Me faire traiter de salope. Parce que je mange un muffin dans la rue.

Pondu par Mijie at 11:28 PM | Express Yourself (3)
mardi 13 mars 2007
Days off.[quotidien ralenti / accéléré].

Je ne planifie pas ces absences, mais je n'avais plus l'envie, voyez - vous.
Pas envie ces jours ci, de l'isolement du reflet de XP sur les verres de mes lunettes, de chercher à parler alors que sur ces moments fugaces, heureux et gratuits, de l'existence, il n'y a pas à mettre de mots.
Avec ce soleil qui me fait vivre à pleins poumons, rester devant un écran offre peu d'attraits. Alors je lis mes mails, mais encore, d'un oeil distrait. Je préfère de loin le vélo, aller chez le coiffeur, me balader, garder Noé. Ah oui, aller à la fac aussi.
Soyons honnêtes, je m'offre des vacances. Et ça passe aussi par l'égoïsme, visiblement.
Ne bougez pas, je m'auto - centre encore un peu et je reviens.

Pondu par Mijie at 11:14 PM | Express Yourself (0)
dimanche 14 janvier 2007
Firenze.

Ce ne sera pas Rome, ni Marrackech, ce ne sera pas non plus la région des grands lacs ni l'Irlande, ni New York ni l'Andalousie.
Ce sera Florence, Florence, Florence, l'Italie quoi.
Qui a dit que j'avais gagné?
:P

Pondu par Mijie at 02:46 PM | Express Yourself (7)