Je m'invente des maux à la peau, des irritations, quelque chose me vrille l'épaule droite et ça me tend sous le pied gauche. Mais tout ça, c'est pour ne pas penser à la douleur au coeur. Je râle et je traîne des pieds, les soupes au lait tournent moins vite que moi. Je fais mon emmerdeuse, je râle contre les vendeuses, je boude dans les vitrines, je snobe les sourires et je couve mon portable mutique.
Si je ne me maquille plus systématiquement pour aller à la fac, c'est parce que je trouve qu'avec la frange c'est too much. Pour ne pas dire que les traînées noires sur les joues, c'est difficile à effacer dans le métro.
Comment peut on décider de moins tenir à quelqu'un ? Où est la commande, où est le bouton ?
Et pourquoi, pourquoi, pourquoi, est-ce que encore une fois je me retrouve dans une situation si compliquée alors qu'il y a tant de jolis garçons dans Paris ? Non, moi j'aime bien les 500 km, les 100€, les 2 ans d'écart (en moins).
Je me relis, et je m'ennuie moi-même.
y'a un jour où tout ira mieux..et on en rigolera de nos "douleurs au coeur"..
je t'aime ma poulette!





