Depuis la rentrée, le temps s'écoule à toute allure. Je vais en cours, tous les jours, avec assiduité et application, je copie les cours dans des cahiers bien ordonnés, avec date du jour et titres soulignés, et j'essaie de les relire, mais dès que je rentre dans mon joli nid tout neuf, tout s'accélère. Je maîtrise une alimentation équilibrée et un frigo bien ordonné, des dépenses raisonnables et je gère vaisselle - lessive - repassage. Je vis une vie de grande. Où le temps semble passer deux fois plus vite.
Depuis deux mois, environ 200 sms échangés et enfin l'attente, incroyablement angoissante, Gare de l'Est un mercredi soir. Et trois jours d'autarcie et de bonheur. Cloîtrés pour cause de pluie et de baisers. Enlacés.
Parce que l'attente de se revoir sera longue et incertaine. Parce que les obstacles sont grands, le plaisir n'en est que décuplé de se manquer.
Alors en attendant, son parfum reste sur mon pull, son rire à mes oreilles, et le temps un instant suspendu reprend son cours, frénétiquement.





