Le lendemain de Noël, j'ai toujours un peu le vague à l'âme, comme quand quelque chose de beau vient de se passer, mais que c'est fini.
Il faut se dire que la magie devra attendre de nouveau un an, et graver dans un petit coin de mémoire encore libre ces moments partagés, sans heurts, sans trouble, seulement beaux, et ces cadeaux, et ce repas, et cette messe pleine d'allégresse. Mais j'ai toujours, le lendemain, une petite boule dans le ventre.
J'aimerais prendre cette petite boule que j'ai dans le ventre, la prendre dans ma main, et la réchauffer, comme une petite bête fragile, en faire quelque chose de beau, la faire grandir comme une petite pousse, que cette petite angoisse devienne un grand bonheur ou un bel amour. Mais cette petite angoisse reste là, toute petite, toute tapie, sous-jacente. J'aimerais pouvoir la rassurer, lui dire de ne pas avoir peur, la cacher aux regards des autres dans ma main, lui dire de ne pas bouger, de se tenir tranquille. J'aimerais qu'elle arrête de se balader dans moi. J'aimerais pouvoir la faire exploser comme une bulle de savon, mais elle ne bouge pas, lourde et vicieuse, dans mon ventre. Elle ne me donnera pas le plaisir de s'en aller en claquant la porte, non, elle disparaîtra tout doucement, s'évaporera dans la frénésie de la rentrée, pour revenir insidieusement dès le premier coup de blues.
Si tu savais comme moi aussi je me sens triste ces jours-ci... de ce Noël tant attendu et déjà passé, et d'autres choses encore.
(Re)Pondu par Lola-Valérie | décembre 26, 2007 10:59 PMLola-Valérie: C'est fou ça,en fin de compte Noël est terriblement déprimant, et pour tout le monde.
(Re)Pondu par mijie. | décembre 27, 2007 12:08 PM




