Je cherche
dans les rue de Paris
je cherche
sans trouver comme toujours
le regard qui ne sera pas celui d'un autre mais de lui
mais mes yeux
mangés de soleil et noircis de khôl
ne croisent
que ceux des étrangers
étrangement ensoleillés.
Paris est éblouie et mes pieds s'usent sur ses pavés, sans jamais se lasser. Toujours la même rengaine, paris paris paris. On fait presque un bilan de cette année manquée qui nous aura tant apporté, apporté de nous, apporté de la ville, amusées, distraites, nourries.
Et comme à table plus j'en mange plus j'en ai faim, à la hâte de rentrer, éreintée, succède la hâte de repartir, redécouvrir.
Je noircis mes yeux de ce khôl tout neuf, et repars, plus été que jamais.
Je suis un peu lasse, lasse de, dire oh tout va bien rien de bien nouveau mais j'aime tant ces heures volées à la légère que m'en satisfais.
Je lis dans le Figaro Littéraire que les poètes modernes sont bien là, cachés dans un coin, à attendre qu'on les aime. Et ça me fait rêver, cette phrase, la poésie subsiste, attendant secrètement qu'un nouvel Aragon porté par la notoriété le clame à la face du monde: la poésie n'est pas morte. Même si j'ai envie de rire et de leur dire qu'on n'a pas besoin de poète, par une journée comme ça, pour voir que la poésie subsiste.
Regarde, elle est partout dans le soleil.
Le nouveau arrive toujours quand on ne l'attend pas :)
(Re)Pondu par Sabrina | mai 1, 2007 10:27 PMSabrina: oui, en ce qui concerne le changement tout comme pour les poètes :)
(Re)Pondu par mijie. | mai 2, 2007 11:15 AM




