J'aurai tant espéré, je ne savais plus , comment il fonctionnait, mon petit coeur en panne, mon coeur qui n'avait plus l'habitude. Alors comme c'était bien, je l'ai laissé faire, s'emballer, tant et si bien qu'il a même fait des bêtises mon coeur. Des battements bien trop forts, des battements m'empêchant de dormir, mais il battait. Et puis, lorsqu'il a vu qu'il avait battu pour rien, il s'est tout bonnement arrêté.
Je n'ai pas pleuré, je n'y ai pas pensé toute la nuit, je n'ai pas ressassé. J'y ai pensé, un peu, très triste, et puis j'ai fait une croix, et ça a calmé toutes mes angoisses, et je me suis dit, qu'on verrait bien, que peut être je n'avais pas été assez rapide alors tant pis pour moi.
Non je ne suis pas triste. Enfin si, mais je ne pleure pas le soir. Je suis triste à l'intérieur, comme sèche, comme si cette absence avait été une réponse.
J'attends qu'on me redonne de l'eau pour que mon coeur se remette à battre. Je suis en veille, j'hiberne, j'ai enlevé les piles de mon coeur pour l'économiser.
Je ne veux plus me faire de films pour m'endormir, et rêver qu'il me prend fort dans ses bras, tant que je ne le reverrai pas de mes propres yeux. Tant que je ne verrai pas ces yeux gris clair, un peu délavés, sa barbe de trois jours, ses ongles rongés, ses cheveux en bataille et ses mouvements nerveux. Tant que je ne serai pas sûre qu'il reste encore un mince espoir.
Mais je vais tout de même camper à la fac pour réviser toute la semaine. Et faire swinger mon humeur.





