Tic tac tic tac répète la montre que je n'ai pas au poignet, oubliée dans mon départ, tic tac et je cours à la fac, tic tac et je suis venue pour rien. Tic tac me dit septembre qui passe déjà trop vite, et tic tac le soleil qui revient. Je suis tellement tic tac, et ce blog, pas envie d'y venir et pourtant, j'y reviens, "toit" et moi comme un aimant. Envie de me détacher de cette addiction, de garder pour moi mon monde réel et point barre. Mais tic tac, le temps tourne quand je m'ennuie et je retourne à mon TOC.
Toujours courir, et toc, page 122 du Elle spécial mode les Pipettes se la pètent. Alors, B.O. de Marie Antoinette j'ouvre la fenêtre, je laisse entrer les prémisces de l'automne qui s'annonce estival, j'attends que la maison s'éteigne, s'endorme, pour griller une clope, une angoisse sourde gronde en moi, mais quoi, cette impression que le temps m'envahit de toute part, va trop vite.
Je manque ma vie ma jeunesse je veux pas grandir mais je veux être amoureuse, juste un truc pas innocent, juste un ami, a la fac, quelqu'un que je connais bien que sais - je. Un des beaux étudiants sur les marches de la Sorbonne, avec leurs lunettes leurs bouquins leur cheveux ébouriffés qui ont l'air de n'avoir pas encore réalisé à 23 ans qu'il avaient des pectoraux sous leur cashmere. Je suis pas malheureuse je suis pas dépressive je suis pas même triste, je marche juste vite dans la rue pour donner l'air que je vais vers quelqu'un mais mes rêves ne sont peuplés que par des visages vides. SOIF.
Prendre un avion, mais pas le compte adéquat, fuir n'est pas la solution.
Je me B.O. mes voyages en RER pour me croire dans un film, walkman + regard à travers la fenêtre. Imaginer des scénarios, repeupler le monde de Princes Charmants qui prennent le métro et qui vont au 3PC.
Je me dis que cette fille là avec ses longues jambes et ses jolies bottes, et son sac Chloe et son brushing de pétasse 16° c'est pas moi et ça me fait sourire, moi jalouse.
Je tic tac tic tac, ne plus vivre par procuration, VIVRE et sentir mon coeur battre. Mais pour le moment, juste se rappeller des ersatz de bonheur de l'été.
Je je je stop, se désintoxiquer.
Mon coeur, je ne le sens plus battre avec la vie.. J'attends. En me demandant si je ne mourrais pas avant...
(Re)Pondu par Mélis. | septembre 5, 2006 06:05 PMMélis.: non, non, non, on s'accroche, et puis d'abord dimanche j'me ferais bien un ciné avec toi :)
(Re)Pondu par mijie. | septembre 5, 2006 11:44 PMIl va falloir te trouver un passe-temps... Et puis c'est bientôt la rentrée, tu vas les retrouver bien vite tes beaux étudiants.
"Va, vis et deviens"
Tu me suis encore un peu ?
Kowalsky: t'inquiète pas, je trouve à tuer le temps... baby - sitting, étude de marché pour un mobile, lecture... et je suis pas pressée d'être à la rentrée!
tiens, c'est mon film préféré.
yep, t'inquiète, je suis pas morte :)
(Re)Pondu par mijie | septembre 6, 2006 04:41 PMA bientôt alors, je ne m'inquiète plus.
Carpe diem. :P
(Re)Pondu par kowalsky | septembre 7, 2006 12:42 AMSi, Dimanche, mi piacera, si tempo posso averre :)
(Re)Pondu par Mélis. | septembre 7, 2006 10:45 PMParce qu'on aura plus jamais 21 ou 22 ans.
Alors on s'agite, on secoue ce nuage de désirs informe qui constitue toutes nos années.
Parce qu'il arrive que le vrai chemin de la continuité ce soit le changement.
Alors on se sonde, on essaie de coupler des désirs inassouvis, de les explorer, les prolonger. Et ils prennent corps, se ressucitent l'un entraîne l'autre, ils prennent un rythme propre. Et tout imparfait que ce
soit, tout ça forme une cohérence. Et donc, on avance.
Mais quand même. Quand même, quel flou quand on avance comme ça. Quelle imperfection dans cette cohérence, et peut-on savoir si jamais elle nous
ramènera à la perfection des instants, des petites choses, au charme d'un cadre qu'on a su, à un moment, intégrer.
Et sur lequel on s'est reposé, d'accord. Qu'on a condamné, quelque part, à être éphémère.
Et donc, pour ne pas le trahir, il a fallu avancer.
Y aura-t'il pour autant une autre chance?
Un moment où tout ça va s'ordonner? Où on pourra reprendre la main jusqu'au niveau du détail, et retravailler sur le cadre?
Peut-on tout encore sauver et fixer dans la magie d'un instant?
Même si on aura plus jamais 22 ans.
Et qu'on a un peu trop flemmardé pour construire sans rature...
Reste que j'en ai parfois marre de toutes ces incertitudes, infinitions, mouvements...
Même si je sais que c'est tout ça la continuité.
Avec moi, avec là-bas, avec mes 20 ans tout frais révolus, je sais, mais je me demande si jamais je vais les rejoindre.
Je suis de temps en temps saoûl du boucan de la vie, même si je suis vivant.
allez, viens Mije on rentre à Coutain.
Tesla: tu dis si vrai... j'aimerais tellement rentrer à Coutain, mais Coutain, c'est aussi cet ephémère, cette enfance qui nous fera des souvenirs, ces corps à corps délétères...
Tu m'as lue tout en entier pour me connaître si bien, ou "Tesla" cache le nom de quelqu'un que je connais "en vrai"?
(Re)Pondu par mijie | septembre 10, 2006 02:33 PMJe ne te connais pas "si bien", je ne pense pas t'avoir lu "tout en entier"...
Seulement, c'est que... ce Tic Tac Tic Tac...
Mais sinon, selon moi, ce qui est délétère, c'est certain souvenirs qu'on garde et ce qu'on en fait, certainement pas ce qu'on vit...





